Une ancienne employée du bureau de Mulcair fait la promotion d'Énergie Est

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) assure que l'ex-directrice adjointe des communications stratégiques qui a été chargée de faire la promotion de l'oléoduc Énergie Est ne jouait aucun rôle dans le développement des politiques du parti.

Erin Jacobson, qui est à l'emploi de la firme Edelman depuis cet été, a piloté la stratégie de communications de cet important dossier énergétique, découvre-t-on en parcourant l'un des documents préparés pour TransCanada ayant fait surface en début de semaine.

L'ancienne employée au bureau du chef de l'opposition a été désignée responsable de la stratégie le 1er juin 2014, est-il spécifié dans le document - soit quelques jours à peine après avoir quitté son poste au sein de la formation politique, le 15 mai 2014.

Le NPD a signalé jeudi que sa position sur le projet Énergie Est n'était pas encore arrêtée. Le parti estime que s'il se concrétise, le projet devra être soumis à une rigoureuse révision environnementale.

Le chef Thomas Mulcair a néanmoins soutenu la semaine dernière que cette proposition était la plus sensée pour assurer le transport du pétrole des sables bitumineux albertains vers les raffineries de l'est du pays.

Un cadre de la firme Edelman, Tristan Roy, a écrit sur le site Internet de l'entreprise que Mme Jacobson avait «joué un rôle de premier plan dans l'élaboration de la marque et de l'identité nationales du parti», comme l'a relevé mercredi soir le média progressiste Ricochet.

La directrice adjointe aux communications stratégiques pour l'aile parlementaire du NPD, Valérie Dufour, assure que Mme Jacobson n'avait absolument aucun rôle à jouer sur le plan politique.

«En aucun cas elle n'a été liée à l'élaboration des politiques, ce n'était pas son rôle ici. Elle ne faisait pas partie des affaires parlementaires, elle faisait partie de l'équipe des communications», a-t-elle affirmé.

Le responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace, Patrick Bonin, juge malgré tout que le passage rapide d'un poste à l'autre soulève des questions d'ordre éthique.

«C'est certain que le phénomène des portes tournantes est troublant et inquiétant, et malheureusement, ça ajoute au cynisme de la population et ça soulève de sérieuses questions sur notre démocratie», a-t-il exposé jeudi en entrevue téléphonique.

La position du NPD dans le dossier Énergie Est a été décriée par le Bloc québécois et la formation politique naissante Forces et démocratie, qui accusent les néo-démocrates d'avoir un double discours.

Selon un récent sondage sur les changements climatiques, 33 pour cent des Québécois sont en faveur du projet Énergie Est de TransCanada.

Le coup de sonde, qui a été élaboré par deux chercheurs américains et un canadien, a été mené entre le 6 au 27 octobre 2014 auprès de 1401 Canadiens adultes. Il comporte une marge d'erreur de 2,6 pour cent, 19 fois sur 20. Au Québec, 400 personnes ont été interrogées, pour une marge d'erreur de 4,9 pour cent.

En début de semaine, le ministre québécois de l'Environnement, David Heurtel, a écrit à TransCanada pour faire part des sept conditions que doit remplir le projet pour que le gouvernement l'accepte.

Dans la missive obtenue par Radio-Canada, Québec demande notamment à l'entreprise de s'assurer de l'acceptabilité sociale du projet, d'effectuer une évaluation environnementale, de «garantir un plan d'intervention et de mesures d'urgence selon les standards les plus élevés» et d'assumer son entière responsabilité au niveau économique et environnemental en cas de fuite.

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