Harcèlement de députées du NPD: pas d'enquête en vue

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Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a écrit une lettre au premier ministre Stephen Harper et au chef libéral Justin Trudeau pour suggérer la mise en place d'un «code de conduite officiel» sur le harcèlement au Parlement.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Les «fautes personnelles» reprochées à deux députés libéraux ne seront vraisemblablement pas discutées en comité, mardi, puisque leurs deux victimes présumées n'ont pas porté plainte.

La whip du Nouveau Parti démocratique (NPD), Nycole Turmel, a confirmé lundi que les deux députées de son caucus n'avaient toujours pas l'intention de déposer de plainte, ni de dévoiler publiquement leur identité.

Elles ne veulent pas «aller de l'avant avec d'autre chose à ce stade-ci» et concentrent leurs énergies à «travailler sur leur bien-être» pour s'assurer de continuer «à faire leur travail de députée», a-t-elle affirmé en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne.

Sans le dépôt de plainte officielle, le Bureau de la régie interne (BRI) ne déclenchera pas d'enquête sur les allégations de harcèlement visant les députés Massimo Pacetti et Scott Andrews.

Le Parti libéral souhaite une enquête sur les cas présents et futurs, mais le NPD n'en démord pas: il faut respecter la démarche des deux députées qui auraient été lésées, a insisté Mme Turmel.

Dans une entrevue accordée à l'hebdomadaire Hill Times, le sénateur libéral Larry Campbell a soutenu qu'il était «totalement injuste» que MM. Pacetti et Andrews aient été salis sur la place publique alors que les deux députées ont pu conserver l'anonymat.

Nycole Turmel rejette la faute sur le chef libéral Justin Trudeau - car c'est lui qui a pris la décision de rendre publique la démarche des députées sans le consentement de ces dernières, a-t-elle plaidé.

Le 5 novembre dernier, M. Trudeau a pris tout le monde par surprise sur la colline du Parlement en annonçant la suspension temporaire des deux élus libéraux. En conférence de presse, il avait dit vouloir accorder «le bénéfice du doute» aux victimes.

Massimo Pacetti et Scott Andrews ont tous deux déclaré qu'ils n'avaient rien à se reprocher. Les deux députés nouvellement indépendants n'étaient pas en Chambre, lundi.

Le BRI est un comité multipartite qui siège à huis clos. Il est composé du président de la Chambre des communes, Andrew Scheer, et de six députés, dont deux femmes.

Il se réunira mardi pour la première fois depuis que le scandale a éclaté.

Mercredi dernier, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a écrit une lettre au premier ministre Stephen Harper et au chef libéral Justin Trudeau pour suggérer la mise en place d'un «code de conduite officiel» sur le harcèlement au Parlement.

En date de lundi, les deux chefs n'ont pas officiellement donné suite aux propositions contenues dans la missive, selon le NPD.

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