Harper quitte le G20 après une présence remarquée

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Stephen Harper a demandé à Vladimir Poutine lors du G20 de quitter l'Ukraine.

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Lee-Anne Goodman
La Presse Canadienne

Le premier ministre Stephen Harper a indiqué, à la fin d'un sommet du G20 l'ayant propulsé sous les projecteurs pour avoir dit à Vladimir Poutine de sortir de l'Ukraine, que le Canada contribuerait prochainement à des fonds internationaux pour lutter contre les changements climatiques.

Lors d'une conférence de presse donnée dimanche, M. Harper a dit que le Canada ferait partie d'un accord international contraignant regroupant tous les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.

«Pour la première fois, cela commence véritablement à prendre forme, et c'est donc quelque chose que nous accueillons favorablement, et quelque chose auquel nous allons contribuer... nous avons toujours contribué à ces mesures de financement pour le climat, et nous annoncerons nos propres contributions prochainement», a-t-il déclaré.

Le Canada a longtemps insisté qu'il suivrait l'exemple des États-Unis en matière de politique climatique, mais M. Harper n'a pas précisé l'ampleur de la contribution monétaire d'Ottawa.

De son côté, le président américain Barack Obama a insisté sur le fait que les autres leaders du G20 s'attaquent au réchauffement planétaire, annonçant en marge du sommet que les États-Unis verseraient 3 milliards $ US au Fonds climatique onusien.

Cette contribution a été suivie de l'annonce de l'effort japonais, à hauteur de 1,5 milliard $ US. Tokyo et Washington ont invité les autres pays à suivre leur exemple.

M. Harper ne s'est pas engagé à suivre d'autres normes environnementales en matière d'émissions polluantes après que M. Obama et son homologue chinois Xi Jingping eurent signé leur accord, qui entraînera une réduction des émissions de GES de 26 pour cent aux États-Unis. En Chine, le pic de pollution sera atteint au plus tard en 2030.

Le premier ministre australien Tony Abbott, un climato-sceptique et l'hôte de la rencontre, voulait plutôt que le sommet porte principalement sur la création d'emplois et la croissance économique.

Dimanche, les dirigeants du G20 ont finalisé un plan visant à faire croître le PIB mondial de plus de 2000 milliards $ US d'ici cinq ans en investissant dans les infrastructures et en multipliant les échanges commerciaux.

Le communiqué publié à la conclusion du sommet indique que les leaders envisagent de stimuler la croissance, entre autres en créant un pôle d'infrastructures mondial.

Ledit plan viserait à rassembler investisseurs potentiels et projets, en plus d'aider à réduire de 25 pour cent le fossé entre le nombre d'hommes et de femmes sur le marché de l'emploi.

M. Abbott a ajouté que les pays se rendraient mutuellement imputables en surveillant la mise en place de leurs mesures de stimulation économique, avant de noter que ses collègues avaient unanimement affirmé que le développement des échanges commerciaux mondiaux aurait un impact positif direct sur les pays et les populations de la planète.

« La réunion du G20 de cette année a été couronnée de succès. Les membres se sont engagés à prendre des mesures qui permettront à l'économie mondiale de connaître une forte croissance», a déclaré le premier ministre Harper par voie de communiqué.

Malgré une déclaration finale portant majoritairement sur l'économie, le président russe a occupé une bonne partie des discussions tenues durant les deux jours du sommet.

M. Harper a soutenu que si la communauté internationale relâchait la pression sur Poutine pour son annexion de la Crimée réalisée en mars dernier, cela ne fera qu'alimenter l'appétit de Poutine pour des agressions similaires.

«Nous envoyons le message voulant que nous n'abandonnerons pas la question ukrainienne jusqu'à ce que l'ensemble du territoire national soit rendu aux Ukrainiens, que cela prenne cinq mois ou 50 ans.»

«Il est nécessaire, pour nous tous, de maintenir la pression sur Poutine et son régime, et d'agir de la sorte à long terme, pour indiquer clairement que les choses ne reviendront pas à la normale», a-t-il poursuivi.

M. Obama a adopté un ton similaire, laissant entendre que d'autres sanctions pourraient être imposées si la Russie persiste dans son agression dans l'Est ukrainien.

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