Les libéraux, «une pâle imitation des conservateurs» dit Mulcair

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«Le Parti conservateur et le Parti libéral, c'est bonnet blanc, blanc bonnet depuis les 30 dernières années», a lancé Thomas Mulcair dans une entrevue accordée à La Presse.

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(OTTAWA) Alors qu'il prépare ses troupes en prévision de la prochaine bataille électorale, le chef du NPD, Thomas Mulcair, tient à mettre en garde les Canadiens: les libéraux de Justin Trudeau seront «une pâle imitation» des conservateurs de Stephen Harper s'ils prennent le pouvoir en 2015.

Rien ne distingue véritablement le Parti libéral du Parti conservateur, selon M. Mulcair, en énumérant une litanie de politiques où les deux partis ont essentiellement les mêmes positions.

La seule formation politique qui proposera une rupture avec le règne de neuf ans des conservateurs aux prochaines élections fédérales est donc le NPD, a ajouté M. Mulcair, qui prévoit une lutte à trois, quoi qu'en disent les sondages nationaux des derniers mois qui placent les libéraux en tête dans les intentions de vote et les conservateurs au deuxième rang.

«Le Parti conservateur et le Parti libéral, c'est bonnet blanc, blanc bonnet depuis les 30 dernières années», a lancé d'emblée le leader du NPD dans une entrevue accordée à La Presse.

Les différences

À preuve, le Parti libéral n'a pas l'intention d'annuler les baisses d'impôts consenties aux entreprises par les conservateurs. Le NPD, lui, compte ramener le taux d'imposition des sociétés à niveau moyen des pays de l'OCDE pour financer ses promesses.

M. Mulcair a souligné que le Parti libéral n'a plus l'intention de mettre en oeuvre un programme national de garderies. Le NPD compte travailler avec les provinces pour mettre sur pied un tel programme qui serait largement inspiré de ce qui se fait au Québec. Le Québec aurait d'ailleurs le droit de ne pas participer à ce programme et de recevoir une pleine compensation financière, a-t-il précisé. Le chef du NPD a aussi affirmé qu'il souhaite établir des relations de nation à nation avec les peuples autochtones. «Les libéraux ont indiqué qu'ils ne veulent même pas revenir à ce que je considérais comme un minimum, soit l'accord de Kelowna. Ils n'y croient plus. Et M. Trudeau a dit très clairement qu'il n'augmentera pas les impôts des sociétés, alors que nous, nous sommes très clairs là-dessus.»

«Les libéraux seraient donc une pâle imitation des conservateurs s'ils prenaient le pouvoir. Ce serait du Harper light. Lors de son congrès à Montréal, Justin Trudeau a dit qu'au cours des 35 dernières années, libéraux et conservateurs ont eu un programme largement comparable. Je peux vous garantir que le NPD ne partage pas le programme de Stephen Harper», a déclaré M. Mulcair.

Programme bientôt dévoilé

Le chef du NPD, qui rencontre ses troupes à Edmonton afin de préparer la rentrée parlementaire de lundi et discuter de la prochaine campagne, a d'ailleurs l'intention de dévoiler les principaux éléments du programme de son parti cet automne, même si les élections auront lieu dans un an.

Il passera aussi plus de temps hors de la Chambre des communes afin d'expliquer les politiques de son parti. À cet égard, M. Mulcair a dit emprunter une stratégie utilisée par Jean Charest en 2002, alors qu'il assistait à la montée de l'ADQ de Mario Dumont. M. Charest avait alors annoncé à l'avance son programme et avait passé plusieurs mois à parcourir le Québec pour expliquer ses engagements.

«À l'époque, j'étais le leader libéral adjoint. Nous avions pris une décision consciente de divulguer des pans entiers de notre programme. Le public l'a apprécié. Il trouvait qu'on jouait à visière levée. Nous allons essayer cette même méthode. Nous allons dire clairement en quoi nous sommes différents des libéraux et des conservateurs», a-t-il dit.

Au cours des derniers mois, le NPD a déjà pris certains engagements. Il entend annuler la décision du gouvernement Harper de faire passer progressivement de 65 ans à 67 ans l'âge d'admissibilité au programme de la sécurité de la vieillesse à partir de 2023. Il promet de tenir une commission d'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. Enfin, il propose de rétablir un salaire minimum fédéral et d'utiliser les surplus budgétaires pour maintenir les transferts aux provinces pour la santé.




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