Le Canada impose de nouvelles sanctions contre les rebelles ukrainiens

Le premier ministre Stephen Harper a mentionné l'écrasement... (Photo d'archives, Reuters)

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Le premier ministre Stephen Harper a mentionné l'écrasement du vol MH17 de Malaysia Airlines au-dessus du territoire contrôlé par les rebelles en Ukraine comme preuve que l'appui des rebelles par le président russe Vladimir Poutine «constitue une menace très réelle à la paix et à la sécurité internationales».

Photo d'archives, Reuters

La Presse Canadienne
OTTAWA

Le gouvernement conservateur a imposé de nouvelles sanctions contre les rebelles ukrainiens et une série d'entités russes soupçonnées de les appuyer.

Huit Ukrainiens en position de leadership dans la région de Donetsk, contrôlée par les rebelles, sont ciblés par ces nouvelles sanctions, tout comme des groupes séparatistes armés appelés «la République populaire de Donetsk» et «la République populaire de Lougansk».

Des fabricants d'armes et des sociétés financières et énergétiques russes se sont aussi vu imposer ces sanctions.

Le premier ministre Stephen Harper a mentionné l'écrasement du vol MH17 de Malaysia Airlines au-dessus du territoire contrôlé par les rebelles en Ukraine comme preuve que l'appui des rebelles par le président russe Vladimir Poutine «constitue une menace très réelle à la paix et à la sécurité internationales».

Dans un communiqué diffusé jeudi, M. Harper accuse les deux groupes séparatistes d'avoir «commis des actes odieux à l'endroit des forces armées de l'Ukraine, des observateurs internationaux déployés dans la région et de la population civile», avec le soutien de la Russie.

Il a ajouté que «le Canada demeure résolu à travailler avec ses alliés et partenaires de la communauté internationale afin de préserver et de promouvoir un monde libre, démocratique et pacifique».

«Nous sommes disposés à mettre en place d'autres mesures si l'agression militaire du régime Poutine se poursuit», a-t-il ajouté.

L'ambassadeur de l'Ukraine au Canada est quant à lui revenu sur les commentaires qu'il avait faits au quotidien Globe and Mail, alors qu'il avait déclaré que son pays attendait toujours l'aide financière que lui avait promise le Canada.

Vadym Prystaiko aurait confié au quotidien que le Canada «venait à bout de (sa) patience».

Jeudi, son bureau a cependant envoyé un communiqué exprimant sa «gratitude envers l'engagement du Canada, le soutien que le Canada a offert et la prise de position forte du premier ministre Harper, qui a influencé la réponse internationale à la crise en Ukraine».

Le Canada s'est engagé à verser plus de 200 millions $ en prêts et garanties de prêts, en appareils de communication, matériel médical et équipement militaire. L'ambassadeur avait affirmé au Globe and Mail que ni l'argent ni le matériel n'était arrivé en Ukraine, mais le ministère des Affaires étrangères a confirmé que le tout était en chemin.

Par ailleurs, les sanctions imposées par le Canada ne semblent pas toucher que les entreprises russes.

L'entreprise québécoise Bombardier a ainsi indiqué que les sanctions économiques imposées à la Russie dans la foulée de la tragédie de Malaysia Airlines et de la crise ukrainienne pourraient bien bousculer l'échéancier de l'implantation d'une nouvelle usine d'assemblage dans ce pays.

Bombardier souhaitait en arriver à une entente cette année avec la société d'État russe Rostekhnologii (Rostec) pour l'assemblage de 100 appareils Q400, dont la valeur est estimée à 3,4 milliards $.

Une porte-parole de l'entreprise, Marianella Delabarrera, a déclaré cette semaine que Bombardier demeurait «réaliste» quant à la possibilité que ce projet soit retardé.




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