Le Bloc va subir les contrecoups de la déconfiture du PQ, croit Mourani

Maria Mourani a été expulsée du Bloc, l'automne dernier,... (Photo Olivier Jean, archives La Presse)

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Maria Mourani a été expulsée du Bloc, l'automne dernier, parce qu'elle s'est opposée à la Charte. Elle se dit « très heureuse » que les électeurs aient rejeté le Parti québécois au scrutin de lundi.

Photo Olivier Jean, archives La Presse

(OTTAWA) Le Bloc québécois va pâtir de son adhésion à la Charte de la laïcité et au « nationalisme identitaire » prôné par le gouvernement Marois, a prévenu la députée indépendante Maria Mourani, dans la foulée des élections provinciales.

Mme Mourani a été expulsée du Bloc, l'automne dernier, parce qu'elle s'est opposée à la Charte. Elle se dit « très heureuse » que les électeurs aient rejeté le Parti québécois au scrutin de lundi.

La députée d'Ahuntsic déplore que la formation souverainiste ait épousé un nationalisme « identitaire » plutôt que « civique », une stratégie dont la Charte de la laïcité a été un « révélateur ».

« Je suis très fière du Québec, a-t-elle indiqué. Les Québécois ont démontré à Mme Marois et à tous ceux qui voudraient faire ce genre de politique qu'au Québec, ça ne passe pas. »

Mme Mourani affirme que son ancien parti, qui a été réduit à quatre députés aux élections de 2011, subit déjà les contrecoups de son appui au projet de charte de la laïcité. Elle dit avoir été contactée par « des centaines » de membres du Bloc qui ont déchiré leur carte de membre.

Et les choses ne s'amélioreront pas aux élections fédérales en 2015, prédit-elle. Car le verdict prouve que les Québécois ne veulent pas d'un référendum sur l'indépendance.

« Ils (le Bloc) sont tellement associés au PQ, ils sont tellement une succursale du PQ qu'ils ne peuvent que subir le contrecoup du PQ, a affirmé Mme Mourani. Je pense qu'aux prochaines élections, ils pourraient subir des contrecoups parce que leur parti n'est pas autonome. »

La députée a révélé cet automne qu'elle n'est plus souverainiste et qu'elle militera désormais pour le fédéralisme. Elle siège comme indépendante à la Chambre des communes et n'exclut pas de se joindre à un nouveau parti.

Selon elle, les souverainistes devraient tirer les enseignements du résultat électoral.

« La population veut qu'on donne une chance au Canada, a-t-elle dit. Ils veulent encore un beau risque, comme disait René Lévesque. »

Le seul candidat déclaré à la direction du Bloc, André Bellavance, a indiqué mardi qu'il ne craint pas le Bloc soit rayé de la carte dans la foulée de l'élection provinciale, affirmant que « ce ne sont pas des vases communicants ».

« Ça ne veut pas dire que tout ce que le Parti québécois prônait a été rejeté par la population, a-t-il dit, et c'est la même chose pour le Bloc québécois. »




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