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Lawrence Cannon courtisé par les conservateurs

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Lawrence Cannon est actuellement ambassadeur du Canada en France.

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(Ottawa) À quelque 18 mois des prochaines élections fédérales, le Parti conservateur est déjà en mode recrutement au Québec. L'ancien ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon, actuellement ambassadeur du Canada en France, est fortement courtisé par les stratèges conservateurs pour qu'il reprenne du service, a appris La Presse.

M. Cannon, qui a été député conservateur de Pontiac, en Outaouais, de 2006 à 2011, pourrait se voir offrir une circonscription dans la région de Québec, là où les conservateurs consacrent beaucoup d'efforts afin de reprendre les sièges perdus aux mains du Nouveau Parti démocratique lors du dernier scrutin, dans la foulée de la vague orange. M. Cannon, qui a aussi été député à l'Assemblée nationale de 1985 à 1994, a été défait aux élections de 2011 par le néo-démocrate Mathieu Ravignat. Il a été nommé ambassadeur à Paris en mai 2012. En principe, son mandat est d'une durée de trois ans.

Joint par La Presse hier à Paris, M. Cannon a affirmé que ses plans immédiats sont de travailler à resserrer les relations entre le Canada à la France. Mais il est resté vague sur ses intentions politiques pour 2015.

«Pour l'instant, je fais ma job. J'ai un mandat ici à réaliser, et c'est effectivement ce que je suis en train de faire. Évidemment, nous sommes en train de préparer l'éventuelle visite du président de la République au Canada cet automne. Alors, il y a pas mal de choses qui remplissent le menu pour l'instant. Nous ne sommes pas encore rendus en 2015, alors je n'ai pas la tête à 2015», a affirmé M. Cannon.

Viser les candidats défaits

Les stratèges conservateurs songent aussi à puiser dans le bassin de candidats caquistes et libéraux provinciaux qui pourraient être défaits aux élections provinciales prévues au printemps afin de faire le plein de candidats lorsque la prochaine bataille électorale sera déclenchée au pays.

Le ministre des Affaires intergouvernementales et lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel, et le directeur général du Parti conservateur, Dimitri Soudas, ont multiplié les rencontres au cours des dernières semaines afin de sonder les intentions et l'intérêt de certains d'entre eux, selon nos informations.

La décision de M. Lebel d'embaucher Mario Lavoie, ancien proche collaborateur du premier ministre Jean Charest, à titre de directeur des opérations à son cabinet, s'inscrit dans la stratégie des conservateurs de reprendre le terrain perdu au Québec depuis les élections de mai 2011. Le Parti conservateur ne détient que 5 des 75 sièges dans la province, alors qu'il en avait 11 avant d'obtenir un mandat majoritaire, il y a près de 3 ans. Dans les sondages, les appuis aux conservateurs de Stephen Harper oscillent autour de 15% au Québec.

Les stratèges conservateurs ont aussi encerclé la circonscription de Mont-Royal, actuellement détenue par le député libéral Irwin Cotler, qui a annoncé récemment qu'il ne solliciterait pas un autre mandat. Les conservateurs estiment que cette circonscription, où la communauté juive est importante, est prenable.




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