Sécurité ferroviaire: Ottawa doit agir, presse l'opposition

Les partis de l'opposition ont pressé Ottawa de... (Photo Tom Bateman, PC)

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Les partis de l'opposition ont pressé Ottawa de serrer la vis aux transporteurs ferroviaires après un nouveau déraillement, au Nouveau-Brunswick.

Photo Tom Bateman, PC

(OTTAWA) Le déraillement et l'incendie d'un train transportant du pétrole près de Plaster Rock, au Nouveau-Brunswick, prouvent que le gouvernement Harper doit resserrer au plus vite la réglementation de la sécurité ferroviaire, a affirmé l'opposition, hier.

Le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique ont pressé le gouvernement conservateur de serrer la vis aux transporteurs ferroviaires, estimant les fonds consacrés aux inspections des chemins de fer largement insuffisants.

«Le fédéral sous M. Harper dépense 42 millions par année pour la publicité pour son Plan d'action économique et il dépense 34 millions par année sur la sécurité ferroviaire», a dénoncé le député libéral David McGuinty.

Il rappelle que le dernier rapport du vérificateur général, Michael Ferguson, a relevé des «faiblesses importantes» dans les processus d'inspection ferroviaire à Transports Canada.

Le NPD rappelle pour sa part que c'est la troisième fois en six mois qu'un train transportant du brut déraille et prend feu, avec la tragédie de Lac-Mégantic et l'incendie de Gainford en Alberta en octobre.

Le député néo-démocrate Yvon Godin exhorte le gouvernement conservateur à embaucher plus d'inspecteurs à Transports Canada et à scruter davantage les chemins de fer.

«C'est une chance que l'accident soit arrivé à deux kilomètres du village parce qu'il y aurait encore eu un désastre, a déploré M. Godin. Le gouvernement ne peut pas se permettre de se fermer les yeux là-dessus.»

La ministre muet

La ministre des Transports, Lisa Raitt, n'était pas en mesure de commenter le dossier hier, selon son porte-parole.

Mme Raitt a adopté une série de mesures dans la foulée du drame de Lac-Mégantic, notamment pour interdire les équipages à une personne. Elle a annoncé l'automne dernier que les sociétés ferroviaires devraient fournir des informations aux municipalités sur les matières dangereuses qu'elles transportent. Toutefois, cette information ne serait communiquée qu'une fois que les convois seraient passés.

Peu avant les Fêtes, elle a aussi évoqué la possibilité de classer le pétrole comme une matière hautement dangereuse, ce qui entraînerait une série de contraintes supplémentaires pour les transporteurs.

Dans une déclaration écrite, son ministère a confirmé avoir ouvert une enquête sur le déraillement survenu mardi soir.

«Des inspecteurs de Transports Canada ont été envoyés sur les lieux tout de suite après l'incident et sont actuellement en train d'évaluer si la Loi sur la sécurité ferroviaire et le Règlement sur le transport des marchandises dangereuses ont été respectés», a indiqué par courriel Karine Martel, porte-parole de Transports Canada.




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