Vers une percée historique des femmes en politique

Pauline Marois lors de son assermentation comme première... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Pauline Marois lors de son assermentation comme première ministre du Québec.

Le Soleil, Steve Deschênes

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(Ottawa, Ontario) Au cours des derniers mois, on a fait grand cas de l'accession du Nouveau Parti démocratique (NPD) au statut d'opposition officielle à la Chambre des communes et du transfert du pouvoir politique vers les provinces de l'Ouest. Mais sans crier gare, une autre force politique émerge au pays: les femmes.

En 2013, une cinquième femme pourrait prendre la tête d'une province canadienne, l'Ontario. La décision repose entre les mains des militants du Parti libéral provincial, qui tient son congrès à la direction à Toronto le 26 janvier. Selon plusieurs observateurs, l'ex-ministre Sandra Pupatello est en bonne position pour succéder au premier ministre Dalton McGuinty.

Si ce scénario se concrétise, l'Ontario confirmera une percée sans précédent pour la gent féminine dans des postes dominés par les hommes depuis la nuit des temps.

Pauline Marois est devenue en septembre la première femme à occuper les fonctions de premier ministre du Québec et la quatrième à prendre les commandes d'une province. Les autres femmes qui occupent actuellement les fonctions de premier ministre sont Kathy Dunderdale à Terre-Neuve (depuis décembre 2010), Christy Clark en Colombie-Britannique (depuis mars 2011) et Alison Redford en Alberta (depuis octobre 2011).

Deux candidates ontariennes

En Ontario, sept candidats, dont deux femmes, briguent la direction du Parti libéral. Mme Pupatello obtiendrait le plus grand nombre d'appuis parmi les militants libéraux. Elle détient aussi l'appui du plus grand nombre de députés libéraux actuels (16) et d'anciens députés (5), selon une compilation faite par son camp. Des ministres influents l'appuient, dont le ministre des Finances, Dwight Duncan ,et le ministre des Transports ,Bob Chiarelli.

Mme Pupatello, qui a été députée de Windsor-Ouest à Queen's Park de 1995 à 2011 et qui s'exprime de manière passable en français, a dirigé plusieurs ministères entre 2003 et 2011, dont celui de l'Éducation et celui du Développement économique et de l'Innovation. Elle n'était pas candidate aux élections d'octobre 2011.

L'autre femme dans la course, Kathleen Wynne, a démissionné de son poste de ministre des Affaires municipales, du Logement et des Affaires autochtones pour se lancer dans la course. Elle pourrait aussi causer une surprise au congrès de Toronto. Elle détient l'appui de neuf députés libéraux actuels et de six anciens députés. Et son organisation a recruté le plus grand nombre de nouveaux membres (8000) jusqu'à maintenant dans la course.

Les autres candidats sont Glen Murray, Eric Hoskins, Charles Sousa et Harinder Takhar, tous des ministres dans le gouvernement libéral qui ont dû démissionner pour se lancer dans la course. Le dernier candidat, Gerard Kennedy, a également été ministre pendant trois ans avant de faire le saut sur la scène fédérale en 2006. Il a été défait aux élections fédérales de 2011 et a aussi mordu la poussière dans la course à la direction du Parti libéral du Canada en 2006.

Le prochain chef sera élu par quelque 2500 délégués choisis au préalable dans les 107 circonscriptions de la province.

De récents sondages indiquent que le Parti libéral, qui est minoritaire à Queen's Park, serait défait aux prochaines élections, qui pourraient avoir lieu au printemps. Mais une autre femme, la chef du NPD Andrea Horwath, pourrait causer une surprise en remportant les élections. Mme Horwath est actuellement la chef la plus populaire chez les électeurs ontariens.

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