Le NPD dégringole dans les sondages au Québec

La vague orange qui a déferlé sur le Québec a perdu de l'ampleur depuis les... (Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse

La Presse Canadienne
Ottawa

La vague orange qui a déferlé sur le Québec a perdu de l'ampleur depuis les élections du 2 mai, suggèrent les résultats d'un sondage La Presse Canadienne/Harris-Decima.

Selon ce coup de sonde, le soutien populaire à l'endroit du Nouveau Parti démocratique (NPD) s'établit à 26 pour cent dans l'ensemble de la province, en baisse de 16 pour cent par rapport au scrutin du 2 mai.

Le NPD est dorénavant sur un pied d'égalité avec le Bloc québécois, qui avait pratiquement été rayé de la carte au scrutin fédéral, alors que les néo-démocrates avaient remporté 59 des 75 sièges réservés au Québec à la Chambre des communes.

C'est la première fois que les néo-démocrates perdent des plumes et qu'ils ne trônent pas au sommet des sondages menés au Québec depuis le mois de mai. La diminution des appuis au NPD a profité à tous ses adversaires politiques sur la scène fédérale: libéraux, bloquistes, conservateurs et verts ont en effet tous réalisé des gains depuis le mois de mai au Québec.

À l'échelle nationale, le Parti conservateur est toujours bon premier, avec 34 pour cent d'appuis. Suivent le NPD (28 pour cent), le Parti libéral (22 pour cent) et le Parti vert (7 pour cent).

Le sondage téléphonique a été réalisé auprès de 2005 personnes du 1er au 12 décembre. Il comporte une marge d'erreur de 2,2 pour cent, 19 fois sur 20. La marge d'erreur est toutefois plus importante au Québec, s'établissant à 4,4 pour cent.

Le 2 mai, le NPD a été propulsé au rang d'opposition officielle pour la première fois en 50 années d'existence. Les électeurs du Québec y ont été pour beaucoup, ayant élu à eux seuls plus de la moitié des députés néo-démocrates. Avant les élections générales de 2011, Thomas Mulcair était le seul député néo-démocrate du Québec à siéger à Ottawa.

Fort du soutien de la population québécoise, le parti a commencé à rêver du jour où il prendra le pouvoir. Le sondage démontre que cela pourrait s'avérer un défi colossal.

«Le NPD est vraiment en chute libre au Québec», analyse le président de Harris-Decima, Allan Gregg.

Pendant que le NPD baisse dans les sondages au Québec, ses rivaux en profitent.

Le Bloc québécois, qui a élu Daniel Paillé comme nouveau chef le 11 décembre, a gagné trois points de pourcentage. Le parti jouit désormais de 26 pour cent des appuis au Québec.

Le coup de sonde place actuellement les libéraux à 20 pour cent, un gain de six pour cent, les conservateurs à 17 pour cent, une hausse d'un point de pourcentage, et les verts à sept pour cent, soit cinq pour cent de plus que lors des élections fédérales.

Allan Gregg ne se souvient pas d'avoir vu une formation politique subir une telle dégringolade. Les candidats à la succession de Jack Layton devront prendre bonne note de ces résultats, selon lui.

«Cela place l'avenir du NPD entre les mains du Québec, et cela devient un enjeu majeur dans la course au leadership», croit-il.




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