L'élection de Clinton pourrait avoir un impact pour les Canadiennes

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Hillary Clinton lors d'un discours dans l'État du Michigan, aujourd'hui.

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Joanna Smith
La Presse Canadienne
OTTAWA

Des femmes en politique canadienne affirment que de voir la candidate démocrate Hillary Clinton accéder à la présidence américaine enverrait un message fort sur la pertinence de la présence des femmes dans les plus hautes fonctions.

Kim Campbell, la première femme ayant occupé le rôle de première ministre du Canada, soutient que cela pourrait avoir un impact puissant sur les «attitudes subliminales» que les gens ont lorsqu'ils songent à la personne occupant le siège de la présidence américaine.

Mme Campbell a dit croire que l'élection de Mme Clinton pourrait représenter un grand pas vers la normalisation des femmes dans des rôles de premier plan.

«Le paysage sur lequel réside les impressions des gens sur la marche du monde a une influence très puissante sur les attitudes subliminales que les gens ont concernant qui devrait occuper quel poste», a soutenu récemment Mme Campbell en entrevue téléphonique depuis son domicile à Edmonton, où elle est la directrice fondatrice du Peter Lougheed Leadership College à l'Université de l'Alberta.

«Je crois que cela va encourager beaucoup de jeunes personnes à avoir une idée différente sur qui devrait être en mesure d'occuper ce poste», a-t-elle poursuivi.

La sénatrice libérale Mobina Jaffer a affirmé qu'elle avait constaté ce genre d'impact peu après qu'elle soit devenue la première musulmane et la première personne d'origine sud-asiatique à être nommée à la chambre haute en 2001.

Mme Jaffer s'est rappelé avoir été approchée par une jeune Afghane sur la rue Sparks - la voie piétonnière commerciale à un pâté de maison au sud de la colline du Parlement - peu après sa désignation. Celle-ci s'était réjouie à l'idée que tout était possible, et qu'elle-même «pourrait devenir première ministre».

«Cela m'avait fait réaliser à quel point les gens peuvent entrevoir les occasions s'ils voient quelqu'un comme eux (accéder à certaines fonctions)», a exposé la sénatrice libérale.

La députée fédérale Julie Dzerowicz, recrue libérale à Toronto, estime que ce genre de légitimation est nécessaire, car les politiciennes doivent travailler de manière deux fois plus acharnée que leurs pairs masculins pour accéder à des fonctions et qu'une fois qu'elles sont en poste, elles doivent continuer constamment à faire leurs preuves.

Georganne Burke, ancienne employée conservatrice ayant la double citoyenneté américaine et canadienne, est d'un autre avis, et a enregistré son vote pour le candidat républicain Donald Trump. Elle a dit s'insurger de l'idée selon laquelle qu'en tant que femme impliquée dans la politique, elle devrait voter pour la candidate féminine à l'élection présidentielle.

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