Jason Kenney songe à créer un nouveau parti de droite en Alberta

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Jason Kenney quittera ses fonctions de député fédéral le 1er octobre prochain.

La Presse Canadienne, Adrian Wyld

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John Cotter
La Presse Canadienne
EDMONTON

Le député fédéral Jason Kenney a déclaré, jeudi, que son plan pour unifier les partis de droite albertains sous une même bannière impliquait la création d'un tout nouveau parti ainsi qu'une course à l'investiture de celui-ci avant les prochaines élections provinciales.

Jason Kenney a précisé, lors d'une conférence de presse à Edmonton, qu'il ne souhaitait pas que le Parti progressiste-conservateur, considéré comme modéré, et le parti Wildrose, jugé plus à droite, cherchent à prendre le contrôle l'un de l'autre.

Le député de Calgary-Midnapore suggère la tenue d'un référendum dans chaque parti pour déterminer s'ils souhaitent s'allier au sein d'une nouvelle formation.

«On a vu la même chose en 2003, dans la fusion du Parti progressiste-conservateur (du Canada) et l'Alliance canadienne», a-t-il rappelé, en français, ajoutant que la fusion avait récolté une écrasante majorité des voix.

«Les Albertains n'accepteront pas des ententes secrètes qui dictent nos choix démocratiques», a-t-il soutenu, jeudi. Il a ensuite fait la promesse qu'un nouveau parti ne serait créé qu'avec l'appui d'une majorité claire des membres, dans un référendum juste et transparent.

Par ailleurs, M. Kenney a affirmé qu'il briguerait lui-même l'investiture d'un éventuel nouveau parti de droite. Il estime que la campagne aurait lieu à l'hiver 2017-2018.

L'ex-ministre fédéral avait annoncé, mercredi, qu'il souhaitait diriger les progressistes-conservateurs de la province et unifier la droite pour écarter du pouvoir le Nouveau Parti démocratique (NPD) albertain.

Il a signalé qu'il quittera ses fonctions de député fédéral le 1er octobre, le tout premier jour de la course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur. Les membres du parti éliront leur nouveau chef le 18 mars prochain.

M. Kenney reconnaît qu'il pourrait conserver son siège aux Communes: il dit démissionner pour démontrer son engagement envers le projet d'unification.

«Pour moi, c'est un point de non-retour», a-t-il insisté.

Soutenant qu'il n'y a jamais d'unanimité en politique, il s'est cependant engagé à prendre en considération toutes les opinions.

«Ceux qui sont inquiets ou sceptiques par rapport à l'unité seront entendus. Je comprends les préoccupations légitimes (...) et nous ne voulons pas fermer la porte à la diversité d'opinions sur l'économie de marché en Alberta», a-t-il assuré.

Il s'est à nouveau attaqué aux néo-démocrates albertains, qualifiant leur gestion économique de mauvaise et d'insouciante. Une division des votes entre deux partis de droite pourrait mener à la réélection du NPD en 2019, a-t-il rappelé. «Un deuxième mandat du NPD causerait des dommages irréversibles à l'esprit entrepreneurial (...) de la province.»

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