L'ombre du PTP plane sur la rencontre Canada-États-Unis-Mexique

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
OTTAWA

Les trois ministres des Affaires étrangères de l'Amérique du Nord seront tout sourire lors de leur rencontre, vendredi, à Québec, pour discuter du sommet des dirigeants politiques à venir au pays, mais le Canada et le Mexique pourraient fort bien manifester leur ressentiment envers les États-Unis sur le front du libre-échange.

L'ancien ambassadeur du Mexique au Canada a affirmé que les États-Unis avaient mis en péril les relations avec leurs deux voisins continentaux en concluant une entente commerciale parallèle avec le Japon dans le secteur automobile l'été dernier durant les négociations sur le Partenariat TransPacifique (PTP).

L'entente historique de libre-échange du PTP entre 12 pays du pourtour du Pacifique, qui représentent 40 pour cent de l'économie mondiale, a éventuellement été conclue en octobre. Le Canada prévoit signer l'entente le mois prochain avant de consulter le Parlement sur une ratification finale.

Mais l'entente parallèle entre les États-Unis et le Japon dans le secteur automobile avait brisé les espoirs d'un accord rapide sur le PTP lors d'une rencontre en août à Hawaï.

L'ancien ambassadeur mexicain Francisco Suarez a affirmé à La Presse Canadienne que l'entente entre les États-Unis et le Japon avait mis le PTP en péril et avait pris le Canada et le Mexique au dépourvu. M. Suarez, dont le successeur est entré en fonction cette semaine, a parlé d'une entente parallèle «inacceptable», à laquelle une opposition catégorique avait été exprimée par le Canada et le Mexique à Hawaï.

L'entente aurait relevé le pourcentage de pièces automobiles japonaises dans le secteur automobile grandement intégré de l'Amérique du Nord. Un compromis a éventuellement été conclu, mais M. Suarez a dit que la situation aurait pu tourner beaucoup plus mal pour le sort du PTP.

«Cela a mis l'accord (du PTP) en péril avec le risque de l'absence de deux pays», a-t-il fait valoir.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a dit jeudi qu'il se faisait un plaisir d'être l'hôte de la rencontre de vendredi à Québec avec le secrétaire d'État américain, John Kerry, et la ministre des Affaires étrangères du Mexique, Claudia Ruiz Massieu.

Le bureau de M. Dion a indiqué que les ministres discuteraient pour une journée d'environnement et de coopération sur les énergies propres, en plus de questions sur la sécurité. La rencontre doit mettre la table pour le sommet entre le premier ministre Justin Trudeau, le président américain Barack Obama et le président mexicain Enrique Peña Nieto, quelque part au Canada plus tard ce printemps.

M. Dion a affirmé jeudi qu'il fallait «rattraper le temps perdu dans les relations avec les États-Unis et le Mexique», soulignant que Stephen Harper avait annulé le sommet l'an dernier car «nous avions des difficultés avec les États-Unis sur l'oléoduc (Keystone XL), principalement, et sur les visas avec le Mexique».

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