Énergie Est: Coderre ne parle pas au nom de la majorité, estime Maxime Bernier

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M. Bernier a défendu bec et ongles le projet de 15 milliards de dollars à la Chambre des communes.

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(Ottawa) Le maire de Montréal, Denis Coderre, ne parle pas au nom d'une majorité de Québécois quand il dénonce sans ménagement le projet de construction de l'oléoduc Énergie Est, estime le député conservateur de Beauce Maxime Bernier.

M. Bernier a défendu bec et ongles ce projet de 15 milliards de dollars à la Chambre des communes jeudi matin durant un débat portant sur une motion du Parti conservateur qui invite les députés à donner leur appui au projet de l'entreprise TransCanada.

Au passage, M. Bernier, qui était ministre d'État aux Petites entreprises dans le gouvernement conservateur de Stephen Harper, a écorché le maire Denis Coderre en soutenant que sa sortie ne représentait pas l'opinion de la majorité silencieuse au Québec.

«Denis Coderre ne représente pas la position des Québécois», a dit M. Bernier, affirmant que le projet Énergie Est permettrait de soutenir la croissance de l'économie canadienne au moment où certaines provinces éprouvent d'importantes difficultés, en particulier l'Alberta, à cause de la chute brutale des prix du pétrole.

M. Bernier a aussi rappelé qu'un oléoduc représente la manière la plus sécuritaire de transporter le pétrole au pays vers de nouveaux marchés, rappelant la tragédie qui a frappé Lac-Mégantic au Québec en juillet 2013 quand un train transportant du pétrole brut a déraillé et a fait 47 morts, défigurant le centre-ville.

La motion déposée par la députée conservatrice du Manitoba Candice Bergen invite la Chambre à reconnaître «l'importance du secteur de l'énergie pour l'économie canadienne» et que «les pipelines constituent la façon la plus sûre de transporter le pétrole». La motion souligne aussi que «les gouvernements de l'Alberta, de la Saskatchewan, de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick» se sont prononcés en faveur du projet Énergie-Est.

Cette motion vise à forcer les libéraux de Justin Trudeau à afficher dès maintenant leurs couleurs au sujet de ce projet alors que l'Office national de l'énergie n'a pas encore entrepris son étude. Les députés seront appelés à voter sur cette motion la semaine prochaine.

La semaine dernière, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a fait savoir qu'elle s'oppose catégoriquement à ce projet dont la construction doit être approuvée par l'Office national de l'énergie.

Le maire Denis Coderre s'est fait le principal porte-parole des premiers magistrats des villes de la CMM en affirmant que cet oléoduc procurerait peu de retombées pour la grande région de Montréal tout en représentant un risque pour l'environnement.

Après sa sortie contre le projet, M. Coderre a fait l'objet de vives critiques sur les médias sociaux de la part du premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, et d'autres élus provinciaux de l'Alberta. Sur son compte Twitter, M. Wall a affirmé que «je suppose que les maires de la région de Montréal vont poliment retourner leur part des 10 milliards en péréquation reçus de l'Ouest».

Rappelons que l'oléoduc Énergie Est transporterait 1,1 million de barils de pétrole par jour de l'Alberta jusqu'à la raffinerie d'Irving au Nouveau-Brunswick, en passant par l'Ontario et le Québec.

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