Le mouvement Black Lives Matter monte sur une scène du Festival de jazz

Les manifestants vêtus de noirs ont marché jusqu'à... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

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Les manifestants vêtus de noirs ont marché jusqu'à la Place des festivals, ou quelques-uns d'entre eux sont montés sur une scène après des tests de son.

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Une scène du Festival de jazz a momentanément été occupée par le mouvement #BlackLivesMatter lors d'un rassemblement en mémoire de Pierre Coriolan, un homme noir tué plus tôt cette semaine par un policier. L'événement s'est déroulé dans le calme du début à la fin, dimanche après-midi, à Montréal.

Une centaine de personnes se sont réunies, dimanche, pour honorer la mémoire de Pierre Coriolan. La marche a débuté vers 13 h dans le village gai, là ou M. Coriolan a été abattu, mardi. 

Dans une marche pacifique, les manifestants vêtus de noirs ont marché jusqu'à la Place des festivals, ou quelques-uns d'entre eux sont montés sur une scène après des tests de son.  Cela n'a duré que quelques minutes et l'organisation du festival a laissé les représentants de #BlackLivesMatter passer leur message. 

«Avec des scènes et des micros, on peut facilement se faire utiliser, mais en même temps on ne les a pas empêchés. Ce qu'on ne veut pas c'est une confrontation. Tout le monde était pacifique», a expliqué un membre de l'organisation qui était sur place. 

La marche s'est déplacée devant le quartier général du SPVM, ou quelques manifestants ont pris la parole au micro. 

«Je suis fatiguée que ta mort ne soit pas discutée dans un tribunal. Je suis fatiguée que ta mort soit dépeinte dans un journal. Je suis fatiguée de ne pas être dans un tribunal. Je suis fatiguée qu'en vie, je sois ton premier responsable», a traduit une manifestante devant la quinzaine d'agents du SPVM qui gardaient la porte d'entrée principale. 

Au-delà du racisme systémique dénoncé par les manifestants, ils réclament de meilleurs services pour venir en aide aux individus aux prises avec des problèmes de santé mentale. 

La marche s'est terminée vers 15h15 à l'angle des rues Saint-Urbain et Sainte-Catherine. 

Pierre Coriolan devait être expulsé de son logement le premier juillet. Mardi, il était en crise à l'arrivée des policiers du SPVM, démolissait l'intérieur de son appartement et menaçait les agents avec des tournevis. Devant de vaines tentatives de le maîtriser à l'aide de balles de caoutchouc et d'un pistolet à décharge électrique, les policiers ont fait feu. L'homme de 58 ans est décédé à l'hôpital.




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