Les drones armés ne serviront pas à des assassinats, dit Vance

Un drone armé américain Global Hawk.... (Photo archives associated press)

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Un drone armé américain Global Hawk.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le général Jonathan Vance, numéro un des Forces armées canadiennes, affirme que la perception de la population à l'égard des drones armés est influencée par Hollywood, et assure que l'armée ne les utilisera pas pour des opérations secrètes, telles que des assassinats.

Le chef d'état-major de la défense a tenu ces propos, jeudi, au lendemain du dévoilement de la nouvelle politique de défense du gouvernement fédéral, qui indiquait que les Forces armées seraient autorisées à utiliser des drones armés.

«Le fait qu'ils soient armés laisse cette perception aux gens, je crois, d'une vision à la Hollywood d'assassinats», a dit le général en entrevue avec La Presse canadienne.

«Il ne s'agit pas de notre approche. Est-ce que je peux le surligner? Le mettre en gras, en gros caractères? Ce n'est pas de cela qu'il est question. Et cette politique ne concerne pas cela», a-t-il ajouté.

L'acquisition et l'usage de telles armes ont fait l'objet de débats vigoureux au pays et à l'étranger, la plupart des discussions s'étant attardées à l'utilisation passée des drones par les États-Unis pour tuer des suspects dans différentes régions du monde.

Cela inclut des frappes contre des éléments présentés par les États-Unis comme des leaders extrémistes au Pakistan, au Yémen, en Somalie, en Afghanistan et en Libye - des frappes qui auraient aussi tué plusieurs civils, selon des associations non gouvernementales et des groupes de défense des droits de la personne.

M. Vance a affirmé que les Forces armées comptaient utiliser des drones armés d'une manière très semblable à celle des armes conventionnelles, telles que l'artillerie et les avions de combat.

Le général a ajouté que cela incluait l'établissement de règles d'engagement claires et le fait de s'assurer que l'armée respecte le droit de la guerre et les droits de la personne.

«Il y a les règles d'engagement, il y a une cible approuvée, il y a l'engagement absolu à éviter tout dommage collatéral, toute perte de vie dans la population civile. Pour nous, ce n'est qu'une arme de plus», a souligné M. Vance.

Les soldats canadiens ont dû se fier aux États-Unis pour fournir un appui par drones en Afghanistan, a-t-il ajouté, soulignant qu'ils représentent une portion clé du déploiement d'une force militaire moderne.

En marge d'une conférence de presse à La Malbaie jeudi, en vue du sommet du G7 de 2018, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que le gouvernement avait eu des discussions approfondies relativement à la décision d'utiliser des drones armés.

«Nous avons discuté des véhicules téléguidés de divers types et nous savons que cela fera partie du système de défense à l'avenir pour la plupart des pays, si ce n'est l'ensemble des pays», a dit M. Trudeau.

M. Vance a aussi salué la décision d'élargir le rôle des Forces armées contre les cyberattaques pour le faire passer d'un rôle purement défensif à des aspects plus offensifs, cruciaux selon lui.

«Il est impossible de concevoir une opération militaire réussie ou une posture militaire sans tenir compte de l'aspect internet», a dit M. Vance.

«Vous ne pouvez pas jouer une partie de hockey avec seulement le gardien de but. Même les cyberopérations actives, simplement à des fins de protection, requièrent de procéder en mode offensif», a-t-il fait valoir.




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