L'armée ne souhaite pas nécessairement plus d'argent d'Ottawa

Le chef d'état-major de la Défense nationale, le... (Archives La Presse canadienne, Lars Hagberg)

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Le chef d'état-major de la Défense nationale, le général Jonathan Vance

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le chef d'état-major de la Défense nationale soutient que l'armée canadienne n'est pas nécessairement à court d'argent: elle doit plutôt veiller à bien utiliser les milliards de dollars reçus d'Ottawa.

Dans une entrevue à La Presse canadienne, le général Jonathan Vance convient que le ministère de la Défense nationale doit affecter plus d'argent dans certains secteurs - notamment pour la rénovation de bases militaires et autres infrastructures qui tombent en ruines.

Des vérificateurs internes, mais aussi externes, constatent depuis quelques années un sous-financement chronique des infrastructures militaires au pays.

Cela dit, le général Vance n'est pas convaincu que le ministère tire actuellement le maximum des milliards de dollars qu'il reçoit des contribuables. C'est pourquoi il n'a pas l'intention - pour l'instant du moins - d'aller réclamer plus d'argent à Ottawa.

Le chef d'état-major s'est aussi porté à la défense du gouvernement, qui a annoncé la semaine dernière dans son budget qu'il reporte l'acquisition prévue de nouveaux équipements militaires - une dépense de centaines de millions de dollars.

Selon M. Vance, le ministère avait demandé ce report parce que plusieurs projets n'étaient pas encore ficelés. Le cabinet du ministre de la Défense nationale attribue ce retard à une pénurie d'effectifs au service des acquisitions.

«Ici et maintenant, tout est beau», a dit le chef d'état-major de la Défense nationale. «Mais pour l'avenir, le gouvernement s'est engagé envers des forces armées (modernes) et durables», a-t-il ajouté.

La question des dépenses militaires a pris beaucoup de place au cours de la dernière année, après que le président américain Donald Trump eut appelé les alliés de l'OTAN à délier davantage les cordons de la bourse pour leur propre défense.

Le Canada dépense actuellement environ un pour cent de son produit intérieur brut pour la défense, ce qui représente la moitié de la cible de deux pour cent convenue par l'OTAN.

Des analystes se demandent s'il y aura suffisamment d'argent pour appuyer les visées militaires à long terme.

Certains ont souligné ce qu'ils perçoivent comme un écart entre la quantité de fonds disponibles pour du nouvel équipement militaire dans les prochaines années, et ce que le gouvernement a promis de dépenser.

M. Vance a rappelé que le gouvernement travaille sur une nouvelle politique en matière de défense, qui est attendue au début mai, et qui serait, selon les promesses contenues dans le budget, durable et financée rigoureusement.

«Nous attendons de voir cette révision de la politique en défense et cet investissement. Il s'agira de l'expression des plans d'investissement du gouvernement du Canada», a dit M. Vance.




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