Juristes de l'État: compte à rebours de l'ultime négociation

Une loi spéciale a forcé le retour au... (Image tirée d'une vidéo du Soleil)

Agrandir

Une loi spéciale a forcé le retour au travail des juristes de l'État, le 28 février dernier.

Image tirée d'une vidéo du Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Le compte à rebours vient de commencer pour les juristes de l'État, qui ont amorcé mardi une ultime négociation en vue de tenter d'arracher quelques gains au gouvernement... après l'adoption de la loi spéciale.

La loi spéciale qui avait forcé leur retour au travail, le 28 février dernier, donnait aux parties 45 jours pour négocier une nouvelle convention collective, à défaut de quoi le gouvernement du Québec leur imposera des conditions de travail.

La loi avait aussi mis fin à une grève qui avait commencé le 24 octobre dernier, qui avait ralenti le processus législatif à l'Assemblée nationale et causé maints reports devant divers tribunaux - même si les services essentiels étaient assurés.

C'est donc avec «le fusil sur la tempe» que ces ultimes négociations ont débuté, mardi matin, a indiqué au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne le président du syndicat Les Avocats et notaires de l'État québécois, Me Jean Denis.

«On a comme une obligation de résultats. C'est du jamais vu! Non seulement on a parlé de négociation de mauvaise foi, dans la dernière grève - et on en a eu un exemple dans les deux dernières semaines qui ont précédé la loi spéciale - mais là, on enlève la liberté de négocier; c'est encore pire. On nous dit: "vous ne négocierez pas ça; vous allez négocier ça. Et si vous n'avez pas une entente; vous allez avoir moins que tous les autres ont obtenu dans la fonction publique au niveau des augmentations salariales"», a critiqué Me Denis, qui ne décolère pas.

LANEQ avait deux revendications principales: la reconnaissance de l'indépendance de ses membres, de leur statut professionnel, ainsi que la parité avec les procureurs aux poursuites criminelles et pénales.

Elle avait proposé un mécanisme d'arbitrage qui lierait les parties et était prête à laisser tomber son droit de grève en contrepartie, mais le gouvernement avait refusé. Le gouvernement, de son côté, affirme qu'il ne peut laisser une tierce partie décider d'une question aussi importante, qui implique aussi des déboursés gouvernementaux.

Quand on lui a demandé s'il était tout de même raisonnablement optimiste pour ces 45 jours d'ultimes négociations, Me Denis a lancé: «raisonnablement optimiste? Je vous dirais que non. Est-ce qu'on va travailler pour avoir le meilleur pour nos membres? Oui.»

Les 1100 avocats et notaires membres de LANEQ travaillent au sein de plusieurs ministères et organismes gouvernementaux.

LANEQ a déjà fait part de sa volonté de contester la constitutionnalité de la loi spéciale devant les tribunaux et a déposé une plainte contre le gouvernement pour négociation de mauvaise foi. Elle s'adresse également au Bureau international du travail et conteste diverses décisions qui ont été rendues par des tribunaux durant sa grève.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer