Le décret migratoire affecte des résidents permanents du Canada

Lundi, le ministre fédéral de la Sécurité publique... (Photo EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, archives LA PRESSE)

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Lundi, le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale, a souligné que la carte Nexus dépend du bon vouloir des autorités canadiennes et américaines, que c'est un «programme discrétionnaire».

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La Presse Canadienne

Au moins 200 résidents permanents du Canada se sont fait retirer leur carte Nexus, qui facilite la traversée de la frontière canado-américaine.

Les autorités américaines ont retiré ce privilège à ces personnes à la suite du décret présidentiel de Donald Trump qui interdit l'entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays à majorité musulmane.

Au lendemain de ce décret, depuis remis en question par les tribunaux américains, les autorités canadiennes avaient assuré que les citoyens canadiens et les résidents permanents du Canada ne subiraient aucune conséquence même s'ils sont nés en Syrie, en Lybie, en Irak, en Iran, en Somalie, au Yémen ou au Soudan.

Lundi, le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale, a souligné que la carte Nexus dépend du bon vouloir des autorités canadiennes et américaines, que c'est un «programme discrétionnaire».

«Le document critique est le passeport. (...) Dans le cas d'un résident permanent, il lui faut sa carte de résident permanent et un visa valide. Et comme avant (le décret de Donald Trump), avec ces documents, vous pouvez vous présenter à la frontière. Et comme avant, la décision de permettre l'entrée aux (États-Unis) dépend de l'officier qui est à la frontière américaine», a dit le ministre lors d'une brève mêlée de presse à l'entrée des Communes, lundi après-midi.

Le gouvernement canadien peut-il y faire quelque chose? «C'est un programme discrétionnaire», a répété le ministre.

«Nous présentons nos arguments avec le plus de force possible pour dire que les résidents permanents du Canada méritent d'être traités de manière équitable et correcte à la frontière», a ajouté M. Goodale.

Le ministre n'a pas voulu confirmer que les cartes révoquées l'avaient été à cause du pays d'origine de leurs détenteurs. «Nous devons examiner avec les Américains la logique derrière leur décision», s'est-il contenté de dire, assurant, encore une fois, que Washington et Ottawa sont engagés dans une «discussion active».

À l'intérieur des Communes, c'est la députée conservatrice Michelle Rempel qui a exigé une intervention plus vigoureuse de la part du gouvernement.

«Les Canadiens (...) veulent que leur gouvernement défende leurs intérêts. Est-ce que les libéraux vont se porter à la défense des Canadiens et faire renverser ces décisions d'annuler (les cartes Nexus)?», a-t-elle réclamé.

À l'extérieur de la Chambre, en entrevue, la députée Rempel a précisé qu'elle parlait autant des intérêts des citoyens canadiens que de ceux des résidents permanents du Canada.

Au ministre qui, en Chambre, a assuré que son «gouvernement est aussi en train de se battre» pour ceux qui ont perdu leur carte Nexus, la députée néo-démocrate Hélène Laverdière a répondu qu'il ne le fait pas avec assez de vigueur.

«Je pense que le ministre devrait venir à la défense des résidents permanents de façon plus musclée», a réclamé Mme Laverdière à sa sortie des Communes.

«Ça affecte le Canada de manière beaucoup plus globale. On a des gens d'affaires, des chercheurs, toutes sortes de personnes, qui ont plus de difficulté à circuler. (...) Ça nous affecte tous, directement», s'est désolée la députée.




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