Plus d'une militaire sur quatre a été victime d'agression sexuelle

Environ 59 % des victimes dans l'armée canadienne n'ont... (Martin Tremblay, archives La Presse)

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Environ 59 % des victimes dans l'armée canadienne n'ont pas signalé au moins un cas d'agression sexuelle à une personne en situation d'autorité.

Martin Tremblay, archives La Presse

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(Ottawa) Environ 27,3 % des femmes militaires ont été victimes d'agression sexuelle depuis le début de leur carrière au sein des Forces armées canadiennes, selon un sondage réalisé par les Forces armées canadiennes à la suite du rapport de la juge Marie Deschamps sur les inconduites sexuelles dans l'armée canadienne.

Selon le sondage, 27,5 % des femmes et 3,8 % des hommes membres de la force régulière ont été victimes d'agression sexuelle depuis le début de leur carrière. Au cours des cinq dernières années, 10,4 % des femmes et 2,0 % des hommes ont répondu avoir été victimes d'agression sexuelle. 

Au cours de la dernière année, 1,2 % des hommes militaires et 4,8 % des femmes militaires ont été victimes d'agression sexuelle, soit une proportion de quatre (pour les femmes) à cinq (pour les hommes) fois plus élevée qu'au sein de la population canadienne sur le marché du travail (0,3 % des hommes et 1,7 % des femmes). Au total, 1,7 % des militaires (hommes et femmes) ont été victimes d'agression sexuelle au cours de la dernière année. 

Environ 59 % des victimes n'ont pas signalé au moins un cas d'agression sexuelle à une personne en situation d'autorité. 

Au cours de la dernière année, 77 % des cas d'agression sexuelle étaient des contacts sexuels non désirés, 7 % des attaques de nature sexuelle, 4 % une activité sexuelle à laquelle la victime ne pouvait pas consentir, et 12 % des cas comportaient plus d'une forme d'agression sexuelle. 

Environ 80 % des membres des Forces armées canadiennes disent avoir vu, entendu ou vécu des comportements sexuels et discriminatoires, le plus souvent des blagues à caractère sexuel (76 % des membres des FAC), les commentaires sexuels inappropriés (39 %) et une discussion inappropriée au sujet de la vie sexuelle (34 %). 18 % des militaires ont vu, entendu ou vécu des cas d'attentions sexuelles non désirées, 10 % des cas d'attouchement inappropriés, 8 % des cas de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, 4 % des cas de pressions répétées pour obtenir des sorties ou des rapports sexuels, 3 % des photos ou vidéos sexuelles suggestives sans consentement et 2 % des avantages au travail en échange de faveurs sexuelles.

Pour les cas d'agression sexuelle au cours de la dernière année, 23 % des victimes ont signalisé la situation à une personne en position d'autorité, 59 % des victimes ne l'ont pas fait, et 18 % des victimes ne savaient pas si un supérieur avait été informé. « Les attaques de nature sexuelle étaient plus susceptibles d'être portées à l'attention d'une personne en position d'autorité (35 %) que les incidents de contacts sexuels non désirés (21 %) ou d'activité sexuelle à laquelle la victime ne pouvait consentir (21 %) », indique le rapport de Statistique Canada réalisé pour l'armée canadienne. Les femmes (29 %) sont plus susceptibles que les hommes (20 %) de rapporter l'agression sexuelle à un supérieur. 

Ce sondage a été réalisé par Statistique Canada auprès de 43 000 membres des Forces armées canadiennes entre avril et juin dernier, ce qui représente environ 53 % des effectifs (61 % pour la force régulière). Le questionnaire électronique était confidentiel et volontaire.

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