Saskatchewan: suicide d'une fillette autochtone de 10 ans

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Selon le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, qui est de la Saskatchewan, le taux de suicide chez les jeunes Autochtones est cinq fois plus élevé que la moyenne nationale.

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La Presse Canadienne
DESCHAMBAULT LAKE, Saskatchewan

Une autre jeune autochtone - âgée celle-là d'à peine 10 ans - s'est suicidée dans le nord de la Saskatchewan.

Selon le chef Ron Michel, du Grand Conseil de Prince Albert, ce plus récent drame est survenu à Deschambault Lake, à environ 500 kilomètres au nord-est de Saskatoon. M. Michel a annoncé la nouvelle mardi lors de l'assemblée annuelle du Grand Conseil, qui regroupe une douzaine de communautés des Premières Nations du nord de la Saskatchewan.

Plus tôt ce mois-ci, deux adolescentes de Stanley Mission et une autre de La Ronge, en Saskatchewan, se sont enlevé la vie ; elles étaient âgées de 12 à 14 ans.

M. Michel a pressé les délégués à l'assemblée annuelle du Grand Conseil de discuter avec les jeunes de leur communauté et d'élaborer une stratégie afin de freiner cette vague de suicides.

Le chef de la Nation des Cris de Peter Ballontyne, Peter Beatty, qui réside à Deschambault Lake, rappelle combien il est difficile de composer avec le suicide de gens aussi jeunes, qui ont pourtant toute la vie devant eux. Il souligne par ailleurs qu'à cause des médias sociaux, les nouvelles de suicides vont vite, et les équipes de crise doivent donc intervenir rapidement dans les communautés. Le Grand Conseil de Prince Albert, a-t-il rappelé aux délégués, dispose déjà de ces ressources.

Le gouvernement de la Saskatchewan a indiqué de son côté que des jeunes considérés « à risque » avaient été emmenés à Prince Albert pour consulter un psychiatre, et que d'autres bénéficiaient d'un soutien psychologique dans leur communauté.



Le ministère fédéral de la Santé a aussi annoncé la semaine dernière qu'il financerait en partie l'embauche de trois thérapeutes pour assurer un suivi psychologique les vendredis et samedis, jusqu'à la fin de décembre, auprès des « jeunes à risque ».

Selon le chef de l'Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, qui est de la Saskatchewan, le taux de suicide chez les jeunes autochtones est cinq fois plus élevé que la moyenne nationale.

Plus tôt cette année, la petite communauté d'Attawapiskat, dans le nord de l'Ontario, avait connu une vague de suicides chez ses jeunes qui a fait les manchettes au pays et à l'étranger.

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