Les ingénieurs du gouvernement bientôt en négo intensive

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Une grève chez les ingénieurs du gouvernement du Québec aurait été un fait rare. Selon M. Gagnon, la dernière grève qu'ils ont faite remonterait à 1964.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Le syndicat qui représente les ingénieurs du gouvernement du Québec commencera des négociations intensives avec le gouvernement du Québec, mardi prochain, lui qui envisageait de recourir éventuellement à une grève générale illimitée.

L'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec est l'un des rares syndicats des secteurs public et parapublic à n'avoir toujours pas réussi à conclure une entente de principe avec Québec dans le but de renouveler sa convention collective.

Au cours d'une entrevue jeudi, le président du syndicat, Michel Gagnon, a indiqué que c'est probablement ce mandat de grève qui a fait bouger le gouvernement, puisque le Conseil du trésor vient de lui proposer de lancer une négociation intensive dans l'espoir d'en arriver à un règlement.

«Sauf erreur, nous sommes le seul syndicat qui a un mandat de grève générale illimitée et qui peut l'exercer n'importe quand«, a-t-il avancé comme raison du déblocage.

Ce syndicat avait jusqu'ici fait une grève des heures supplémentaires, les soirs et les week-ends. Plus tôt ce mois-ci, il avait décidé de durcir le ton en se dotant d'un mandat de grève générale illimitée - qu'il n'avait pas encore exercé toutefois.

Ses membres avaient déjà tenté, à titre de moyen de pression, de refuser de siéger aux comités de sélection qui évaluent les soumissions reçues pour les appels d'offres, mais le Tribunal du travail avait statué que ce moyen de pression serait illégal.

«On retarde d'autant notre démarche de grève», a indiqué M. Gagnon.

Le litige entre l'APIGQ et le gouvernement du Québec ne porte pas seulement sur les clauses salariales, mais principalement sur ces clauses. Les ingénieurs du gouvernement du Québec aimeraient tendre vers la parité avec leurs homologues d'Hydro-Québec.

«On ne demande pas un rattrapage immédiat sur une année, mais on demande un rattrapage, c'est clair», a tranché M. Gagnon. Les augmentations de salaire négociées par le front commun intersyndical «ne nous conviennent pas du tout».

Le dirigeant syndical affirme que si le règlement qui a été négocié en décembre dernier par le front commun intersyndical était étendu aux ingénieurs du gouvernement, ceux-ci se retrouveraient avec un écart de 34 000 $ face aux ingénieurs d'Hydro-Québec.

L'APIGQ représente les ingénieurs à l'emploi du gouvernement du Québec, principalement au ministère des Transports, mais aussi à l'Environnement, aux Affaires municipales, aux Ressources naturelles, par exemple.

Une grève chez les ingénieurs du gouvernement du Québec aurait été un fait rare. Selon M. Gagnon, la dernière grève qu'ils ont faite remonterait à 1964.

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