La rémunération des employés municipaux trop élevée, selon une étude

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Au Canada, la rémunération des employés municipaux serait plus élevée de 22,3% par rapport aux employés du secteur privé, selon l'étude.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les municipalités obtiennent un appui dans leur volonté de mieux contrôler leurs coûts de main-d'oeuvre. Une étude de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante conclut que la rémunération des employés municipaux, au Québec, est supérieure de 22,9% à celle des employés du secteur privé.

Cette étude, dévoilée jeudi, à la veille d'une rencontre de la Fédération canadienne des municipalités à Edmonton, tient compte non seulement de la rémunération, mais aussi de la semaine de travail plus courte dans le secteur municipal et du régime de retraite.

Au Canada, la rémunération des employés municipaux serait plus élevée de 22,3% par rapport aux employés du secteur privé, selon la même étude, basée sur les données du recensement de 2011.

Tant les employés syndiqués que non syndiqués sont inclus dans la comparaison. La FCEI affirme avoir exclu les emplois qui n'ont pas de comparables, comme les policiers et les pompiers, et n'avoir comparé que ceux qui ont des équivalents, comme les techniciens en informatique ou les opérateurs de machinerie lourde. Les échantillons sont donc de 133 000 employés municipaux et de 3,6 millions d'employés du secteur privé au Canada, a précisé au cours d'une entrevue Simon Gaudreault, économiste principal à la FCEI.

Les provinces où les écarts sont les plus importants en faveur des employés municipaux sont le Québec, l'Ontario (21%) et le Nouveau-Brunswick (19 pour cent).

La FCEI, qui représente des milliers de petites et moyennes entreprises au pays, estime que ces données démontrent que le problème des municipalités se situe davantage du côté des dépenses que des revenus. Depuis des années, d'ailleurs, les municipalités demandent aux gouvernements provinciaux et fédéral d'autres sources de revenu que celle de l'impôt foncier.

«Nous on dit que c'est le temps de revoir ce cadre-là et de se donner de meilleures bases qui vont être plus solides. Peu importe que les municipalités disent «on a besoin de plus de revenus et il faut que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral nous envoient plus de sources de revenus'. Au final, il y a seulement un contribuable, peu importe d'où vient l'argent», a commenté M. Gaudreault.

L'étude de la FCEI laisse aussi voir d'importants écarts entre les agglomérations urbaines (qui ne sont pas seulement les municipalités concernées).

C'est l'agglomération urbaine de Toronto qui affiche l'écart de rémunération le plus élevé en faveur de ses employés municipaux, soit 25,9%. Celle de Montréal suit avec 25,4 pour cent et celle de Québec avec 23,4%.

M. Gaudreault plaide pour un meilleur «équilibre». Il propose maintes solutions, parmi lesquelles «de meilleurs pouvoirs de négociation» pour les municipalités face à leurs employés. Fait à noter, lors des assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec, en mai, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, s'est engagé à donner plus d'outils aux villes à ce chapitre au cours des prochains mois.

M. Gaudreault cite d'autres solutions: «limiter les hausses de rémunération, quand il y a des écarts importants, jusqu'à ce que les niveaux de rémunération (dans le secteur municipal) correspondent mieux à ceux du privé».

L'économiste propose aussi d'éliminer les dispositions sur les retraites hâtives et de supprimer la possibilité d'accumuler les congés de maladie.

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