Ottawa aura plus de pouvoir pour retirer des passeports

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Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada, Steven Blaney, a annoncé jeudi que le passeport d'un Canadien pourra être annulé ou révoqué «lorsque la sécurité nationale est en jeu».

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Le gouvernement canadien aura maintenant le pouvoir de retirer «à sa discrétion» les passeports des Canadiens qui souhaitent voyager «à des fins terroristes».

Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada, Steven Blaney, a annoncé hier de nouvelles mesures pour révoquer «plus rapidement» le passeport d'un Canadien «lorsque la sécurité nationale est en jeu».

«On va accélérer le processus de décision. [...] on va retirer plus rapidement les passeports à ceux qui souhaiteraient voyager à des fins terroristes», a indiqué Steven Blaney lors d'un point de presse à l'aéroport de Montréal.

Selon le gouvernement canadien, le processus actuel permet de révoquer un passeport s'il y a un «doute raisonnable». L'annonce d'aujourd'hui permettra au ministre de prendre cette décision «s'il pense» que l'individu pourrait se livrer à des activités terroristes. Pour se doter de ce nouveau pouvoir politique, le gouvernement devra modifier des lois et apporter quelques changements d'ordre administratif.

«Nous ne permettrons pas aux terroristes d'utiliser le passeport canadien pour commettre des actes odieux», a dit Chris Alexander, ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration du Canada. Selon lui, le groupe armé État islamique (EI) a «déclaré la guerre au Canada» et le gouvernement se doit d'agir pour prévenir les coups. «Nous savons que d'autres personnes ont l'intention de quitter le pays pour rejoindre l'EI et il est de notre devoir de les en empêcher», a ajouté Chris Alexander, qui pense que la mesure annoncée «atténuera les risques».

Cela permettra aussi au gouvernement de révoquer le passeport d'un individu soupçonné d'aller commettre des infractions sexuelles à l'étranger contre des enfants.

Les services de renseignements américains ont estimé en septembre dernier que de 20 000 à 31 500 personnes combattraient au sein du groupe État islamique. Parmi eux, il y aurait des centaines d'Occidentaux.

En février dernier, par exemple, une bande de six Québécois âgés de 18 et 19 ans ont quitté la province pour se rallier à des groupes djihadistes en Syrie. La veille, une Canadienne de 23 ans avait quitté le pays après s'être radicalisée sur l'internet.

Chris Alexander croit que jusqu'à maintenant, le gouvernement a déjà sauvé la vie de quelques Canadiens en les empêchant de quitter le pays pour grossir les rangs de groupes terroristes. «Mais il fallait avoir des preuves. C'était un seuil qui ne nous permettait pas d'agir lorsqu'on avait des soupçons bien fondés et que l'enquête était encore en cours», a dit le ministre.

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