Mohamed Fahmy soulagé d'avoir en main son passeport canadien

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La Presse Canadienne

Le journaliste canadien Mohamed Fahmy, qui subit son second procès en Égypte en lien avec des accusations de terrorisme, s'est dit soulagé d'avoir enfin reçu un passeport temporaire canadien mercredi.

M. Fahmy tentait d'obtenir un nouveau passeport depuis qu'il a été libéré sous caution, en février dernier. Il a appris plus tôt cette semaine que le gouvernement fédéral allait lui en délivrer un - contrairement à ce qu'il avait laissé entendre auparavant.

«Je vais un peu mieux grâce au passeport. C'est un sentiment très, très agréable, de l'avoir», a-t-il affirmé en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne.

Le journaliste a révélé que l'ambassadeur canadien au Caire lui avait remis le document temporaire - d'une durée d'un an - mercredi matin, avant une nouvelle audience de son procès.

«C'était un début de journée parfait. Je me sens vraiment en sécurité, de l'avoir entre mes mains, et dans ma poche arrière», a-t-il confié.

M. Fahmy a indiqué que son passeport permanent était en cours de traitement. Muni de ces papiers, il pourra se déplacer plus facilement dans la région du Caire alors qu'il pourra passer à travers les nombreux postes de contrôle de la police. Il prévoit aussi se marier avec sa fiancée dans les prochains jours - un projet qu'il caresse depuis longtemps.

L'homme de 40 ans, qui a passé plus d'un an en prison, avait d'abord été condamné à sept ans de prison en Égypte au terme d'un procès très critiqué par la communauté internationale. Il avait pu interjeter appel, et un nouveau procès avait été ordonné pour lui et son collègue égyptien Baher Mohamed.

Mercredi, la cour a entendu un homme d'affaires égyptien important qui possède l'un des plus grands réseaux de télévision du pays, a indiqué M. Fahmy. Naguib Sawiris a témoigné que le journaliste canadien d'origine égyptienne n'était pas membre des Frères musulmans - contrairement à ce qu'on l'accuse dans le cadre de ce procès.

M. Sawiris aurait ajouté que le réseau Al-Jazeera aurait dû s'assurer que ses journalistes avaient en leur possession un permis pour travailler en Égypte.

«C'est la première audience qui ressemblait à un procès équitable, à un vrai procès. Il y avait des échanges entre les procureurs et la défense, le juge semblait être honnêtement intéressé à comprendre», a-t-il déclaré.

Naguib Sawiris a aussi su tracer la différence entre le réseau arabe d'Al-Jazeera - qui est interdit en Égypte - et son équivalent anglophone, qui est diffusé partout au monde, a fait remarquer M. Fahmy.

«Ce témoin était tellement crucial. Il a ouvertement critiqué Al-Jazeera, alors le fait qu'il soit venu pour me soutenir aura des résonances auprès du juge», a-t-il prédit.

Le procès de M. Fahmy recommencera mardi prochain. Un comité technique qui a étudié les reportages du journaliste et de son équipe devrait déposer ses conclusions pour déterminer si les vidéos contenaient des informations fausses ou biaisées en faveur de la confrérie musulmane. Le comité devait faire état de son analyse mercredi, mais ils ont dû reporter en raison de problèmes de traduction.

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