Transports en commun: forte opposition à une hausse des taxes sur l'essence

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Selon un sondage CROP rendu public ce matin à l'ouverture du colloque de l'Association du transport urbain du Québec (ATUQ), qui regroupe les neuf plus grandes sociétés de transports en commun du Québec, à peine 15% des Québécois seraient favorables ou très favorables à l'idée de majorer la taxe sur l'essence de 0,5 à 1 cent par litre d'essence, chaque année, pendant cinq ans, pour financer les transports en commun.

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Bruno Bisson
La Presse

Les Québécois sont très majoritairement opposés à l'imposition d'une nouvelle taxe sur l'essence pour financer le développement des transports en commun au Québec.

Selon un sondage CROP rendu public ce matin à l'ouverture du colloque de l'Association du transport urbain du Québec (ATUQ), qui regroupe les neuf plus grandes sociétés de transports en commun du Québec, à peine 15% des Québécois seraient favorables ou très favorables à l'idée de majorer la taxe sur l'essence de 0,5 à 1 cent par litre d'essence, chaque année, pendant cinq ans, pour financer les transports en commun.

Ce pourcentage est même partiellement dopé par l'appui des utilisateurs du transport en commun, qui représentent la moitié des répondants au sondage, et qui seraient favorables à une telle augmentation dans une proportion allant jusqu'à 38%.

A contrario, les répondants qui n'utilisent jamais les transports en commun appuient une telle taxe dans une proportion de seulement 8%.

Service essentiel

Le sondage révèle toutefois que 96% des Québécois considèrent le transport collectif comme «un service essentiel», et ce, qu'ils soient ou non des utilisateurs de ces services.

De plus, 73% des répondants sont d'accord pour «trouver de nouvelles sources de financement» aux transports en commun.

C'est sur le plan des moyens proposés que la plupart des répondants manifestent de sérieuses réserves.

Moins hostiles au péage

Le sondage, réalisé auprès de 1000 personnes à partir d'un panel web, le mois dernier, révèle ainsi que la méthode de financement qui recueille le plus d'appuis - ou le moins d'hostilité - est le péage routier, qui recueille la faveur de 35% des répondants.

Seulement 29% des automobilistes, qui n'utilisent pas les transports collectifs, se rallient à cette idée.

Le péage routier recueille plus d'appuis dans l'île de Montréal (39%) et dans la région de Québec (38%). Sans surprise, les résidents de la banlieue de Montréal (33%) et les personnes vivant hors des centres urbains de la province (31%) sont les moins favorables au péage routier.

Pas de taxes à l'auto

L'appui à d'autres formes de financement n'est guère plus encourageant pour les sociétés de transport du Québec, qui cherchent depuis plusieurs années à diversifier leurs sources actuelles de revenus qui reposent, principalement, sur les usagers (36%), les municipalités (33%) et le gouvernement du Québec (21%).

Ainsi, même si les automobilistes ne financent directement que 6% des coûts du transport collectif, CROP conclut que «toute taxe qui viserait spécifiquement les automobilistes serait mal reçue».

Une augmentation des droits d'immatriculation de 10$ qui servirait au financement des transports collectifs ne recueillerait ainsi que 22% d'approbation.

Les taxes sur le stationnement au lieu de travail (31%) et l'idée d'une taxe sur la masse salariale, qui permettrait de mettre à contribution les employeurs, recueille l'appui de 24% des répondants.

En dehors des usagers directs des transports en commun, les employeurs sont considérés par 67% des répondants comme des bénéficiaires indirects d'un système de transport en commun efficace.

Autres options

Les autres sources possibles de financement reçoivent, elles aussi, un appui mitigé. L'idée d'allouer un pourcentage de la taxe de vente au transport collectif reçoit ainsi l'approbation de 33% des répondants, alors que l'imposition d'une taxe foncière dédiée ne recueille que 17% des appuis.

Une augmentation généralisée des titres de transports collectifs ne recueille pas non plus un appui délirant, avec 19% d'opinions favorables. Les utilisateurs des transports en commun s'y opposent massivement. Même les répondants qui n'utilisent jamais ces services n'appuient guère cette option que dans une proportion de 22%

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