Hydro-Québec: 20 000 litres d'huile infiltrés dans le sol

Après avoir refusé d'en parler pendant plus de 24 heures, Hydro-Québec a fini... (Photothèque La Presse)

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Après avoir refusé d'en parler pendant plus de 24 heures, Hydro-Québec a fini par admettre qu'un déversement de 25 000 L d'huile minérale a eu lieu au poste de transformation Joly, à Labelle, dans les Laurentides. Le ministère de l'Environnement affirme que seuls 4500 L ont pu être récupérés, et que le reste s'est écoulé dans le sol.

Quant au maire de Labelle, il est très contrarié d'avoir été tenu dans l'ignorance par la société d'État pendant presque une semaine.

Comme l'a rapporté La Presse hier matin, l'événement s'est produit dans la nuit du 30 avril. Un ou des vandales se sont introduits au poste situé à l'angle de la route 117 et du chemin de La Minerve. On n'aurait jamais retrouvé le cadenas qui verrouillait les lieux, situés à quelques centaines de mètres de la rivière Rouge et du village de Labelle, juste en aval.

Semblant bien connaître les deux transformateurs sur place, les individus ont déboulonné une pièce d'équipement pour avoir accès au robinet permettant de vider les deux gros appareils de leur huile isolante. Chaque transformateur en contiendrait un peu plus de 12 000 L.

En se vidant, les transformateurs ont surchauffé et se sont arrêtés, ce qui a causé une panne d'électricité pour 3500 abonnés de la région.

Le silence brisé

Questionnée lundi sur cet événement qu'elle a tenu secret, Hydro-Québec a obstinément refusé de confirmer le déversement majeur. Après publication des faits hier, la société d'État a fini par publier un communiqué laconique confirmant l'événement.

Le ministère de l'Environnement, lui aussi muet lundi, a finalement donné hier quelques informations.

«Hydro-Québec a rapidement avisé Urgence-Environnement le 30 avril à 5h58. Environ 4500 L d'huile ont pu être récupérés en surface. Le reste s'est infiltré dans le sol. C'est un type d'huile parfois contaminé aux BPC, mais ça ne serait pas le cas cette fois», explique Luc Saint-Martin, porte-parole du Ministère.

Il s'agit tout de même d'un hydrocarbure considéré comme une matière dangereuse par Hydro-Québec.

Des travaux d'excavation et de nettoyage des sols contaminés ont été entrepris sur le terrain par une firme privée embauchée par Hydro-Québec.

Le maire de Labelle, Gilbert Brassard, a qualifié de «cavalier» le comportement d'Hydro-Québec dans cette affaire. C'est La Presse qui a informé son administration du déversement, lundi.




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