Ronald LeBlanc, l'avocat représentant les neuf usines ayant obtenu l'ordonnance, a affirmé qu'aucune manifestation n'avait eu lieu à l'extérieur des installations depuis le prononcé de l'injonction d'une durée de 10 jours.
M. LeBlanc a dit espérer que les négociations actuellement en cours permettraient de résoudre le problème, mais a précisé que les transformateurs n'hésiteraient pas à demander une autre ordonnance si nécessaire.
Le crise entourant les prix du homard a atteint un point critique durant la dernière semaine lorsque des pêcheurs du Nouveau-Brunswick ont manifesté à Cap-Pelé et à Shédiac, en plus d'empêcher des camions de livrer des homards provenant du Maine à trois usines.
Mercredi, ils ont protesté devant le bureau du ministre fédéral des Pêches, Keith Ashfield, à Fredericton, où certains manifestants ont laissé des casiers à homard.
Des représentants de l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) ont rencontré M. Ashfield vendredi. Une porte-parole du ministre a révélé qu'ils avaient discuté de stratégies visant à éviter que des conflits similaires ne se reproduisent dans le futur, mais a refusé de donner davantage de détails.
Le syndicat n'a pas répondu aux demandes d'entrevue.
Les transformateurs de la province ont accepté de payer un minimum de 2,50 $ la livre pour les homards destinés à la transformation et de 3 $ la livre pour ceux vendus vivants au marché. L'UPM a répliqué que ses membres du Nouveau-Brunswick avaient besoin de 4 $ la livre pour toutes leurs prises afin de rentabiliser leurs activités.
Le gouvernement de la province a refusé de compenser le manque à gagner des pêcheurs concernés par la crise, qui travaillent dans le détroit de Northumberland au sud du golfe du Saint-Laurent.
L'ouverture de la saison de la pêche au homard dans cette région, qui devait avoir lieu jeudi, a été repoussée à lundi.