La tragédie inuite

Sur le même thème

Taux d'homicides effarant, six fois plus de signalements à la Direction de la... (Photomontage La Presse)

Agrandir

Photomontage La Presse

La Presse

Taux d'homicides effarant, six fois plus de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse, taux de décrochage de 80%: les communautés inuites du Grand Nord sont frappées de plein fouet par d'énormes problèmes sociaux. Plusieurs autochtones choisissent l'exil vers le Sud, souvent dans la métropole. Un exil qui se résume bien souvent à l'alcool, la drogue et l'itinérance. Or, à l'heure du Plan Nord, le gouvernement Charest ne prévoit à peu près rien pour résoudre ces problèmes. Au-delà du développement routier et des projets miniers qui font la manchette, notre reporter et notre photographe-vidéaste ont passé une semaine dans les populations inuites du Grand Nord. Et un autre de nos photographes a braqué son objectif sur les autochtones qui finissent leur parcours tragique dans les rues de la métropole montréalaise. Portrait d'un immense cul-de-sac.

D'ÉNORMES DÉFIS SOCIAUX

La première était une jeune Inuite heureuse. Elle venait d'accoucher. Elle est morte poignardée. La seconde est blanche, enseignante, et recueille les enfants dont la famille a été frappée par de tels drames. Deux histoires qui résument à elles seules l'ampleur des défis sociaux du Grand Nord.

Lisez nos articles: Le cul-de-sac du Nord et Nunavik: familles d'accueil recherchées

LE FLÉAU DU DÉCROCHAGE

À l'école Iguarsivik, seulement cinq ou six élèves de dernière année obtiennent leur diplôme chaque année. L'état des classes, pratiquement vides, de l'école secondaire de Puvirnituq reflète bien le fléau du décrochage scolaire qui afflige le Nunavik. Or, l'éducation est fondamentale si les Inuits veulent profiter des retombées du Plan Nord.

Lisez nos articles: Le Nunavik décroche et Les services de garde pour combattre le décrochage

DE L'IGLOO À L'INTERNET: CHOC DES CULTURES

La culture et la langue sont des éléments phare de la vie des Inuits. En l'espace d'une cinquantaine d'années, ils sont passés de l'igloo à l'internet. Mais le choc culturel reste immense entre les communautés du Nord et les travailleurs venus du Sud.

Lisez nos articles: Le choc des cultures et La réussite, la fierté, puis le déracinement

Voyez notre photoreportage dans le Grand Nord: Nunavik: d'énormes défis sociaux

***

LE SUD SANS ISSUE (en photos)

Plusieurs autochtones choisissent l'exil vers le Sud. Comme à Montréal. Un exil qui se résume bien souvent à l'alcool, la drogue et l'itinérance, comme en témoigne le photoreportage de notre photographe Édouard Plante-Fréchette. En 2007, il n'était encore qu'étudiant en photographie. Il ne sortait jamais sans son appareil. Un jour, en pleine tempête de neige, il a vu un homme, assis dans la neige. Il souriait. L'homme lui a demandé de l'aider à rentrer chez lui. Cet homme, c'était Isaac Augiak. Chez lui, il y avait son ami, Thomas Weetaltuk. Deux Inuits, venus vivre dans le Sud, en quête d'un nouveau départ. Édouard Plante-Fréchette les a suivis par à-coups pendant cinq ans. Il a partagé leur quotidien, leurs cicatrices, leurs rêves de steaks et de homards, leurs disputes, leurs allers-retours entre l'itinérance et la vie dans des appartements miteux.

Voyez notre photoreportage qui nous transporte dans les vies d'Isaac et de Thomas.

***

EN VIDÉO:

Le Nunavik décroche

Un modèle pour les jeunes Inuits

Des kayaks pour combattre le décrochage

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer