Seconde Guerre mondiale: le Canada laboratoire d'armes biologiques

Les Alliés préparaient à une guerre bactériologique contre... (Archives AP)

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Les Alliés préparaient à une guerre bactériologique contre l'Allemagne nazie et Winston Churchill souhaitait obtenir un demi-million de bombes à l'anthrax.

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Agence France-Presse
Montréal

Les Alliés ont installé un laboratoire militaire ultra-secret au Canada au cours de la Seconde Guerre mondiale pour fabriquer une arme biologique de destruction massive, selon un documentaire diffusé mardi soir par la télévision publique Radio-Canada.

En 1943 à Grosse-Ile, une île du fleuve Saint-Laurent située dans la province de Québec, des scientifiques canadiens se sont réunis dans le plus grand secret pour produire de grandes quantités d'anthrax, du charbon bactérien, qui devaient ensuite servir à la fabrication de bombes.

La mise au point d'une arme biologique, nommée projet N, était l'un des trois grands secrets de la guerre, avec les recherches sur la bombe atomique et le décryptage des messages allemands, rappelle le documentaire.

A cette époque, les Alliés se préparent à une guerre bactériologique contre l'Allemagne nazie et le Premier ministre britannique Winston Churchill souhaite obtenir un demi-million de bombes à l'anthrax.

Le laboratoire canadien connaît toutefois des problèmes lors de la production de la bactérie. Les recherches à Grosse-Ile prennent donc fin en août 1944 et des laboratoires américains prennent le relais. Seulement 5 000 bombes à l'anthrax seront finalement envoyées en Angleterre avant la fin de la guerre.

Malgré les difficultés, le laboratoire canadien aurait produit quelque 70 milliards de doses mortelles, soit assez pour détruire 30 fois la population mondiale de l'époque.

Quant au produit du laboratoire, «ils l'ont emmené au milieu du fleuve Saint-Laurent, puis, je me souviens, ils ont mélangé l'anthrax à un solvant et ont laissé le mélange reposer quelque temps. Puis, ils ont jeté tout ça au fond de l'eau», se rappelle dans le documentaire un chercheur de l'époque, Thomas Stovell.

Grosse-Ile est aussi connue pour avoir été le lieu de quarantaine de dizaines de milliers d'immigrants, surtout Irlandais, au 19e siècle.

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