Pitbull: 1034 $ d'amende à un itinérant

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«Misha est un gros bébé. Elle est douce comme tout. Jamais elle ne ferait de mal à qui que ce soit», soutient Guylain Levasseur, un homme de 52 ans qui dit vivre dans sa camionnette.

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Mis à l'amende pour avoir eu un pitbull en sa possession sans permis spécial, un itinérant du centre-ville se dit victime de profilage de la part du SPVM. Guylain Levasseur entend contester la contravention de 1034 $ qui lui a été donnée, soutenant que son animal n'a pas toutes les caractéristiques morphologiques reconnues des pitbulls.

«Misha est un gros bébé. Elle est douce comme tout. Jamais elle ne ferait de mal à qui que ce soit», soutient M. Levasseur, un homme de 52 ans qui dit vivre dans sa camionnette.

En vertu du nouveau règlement montréalais sur le contrôle des animaux, en vigueur depuis le mois de juin, M. Levasseur ne se qualifie pas pour l'obtention d'un permis spécial de garde de pitbull, puisqu'il a un casier judiciaire relié à une affaire d'intimidation remontant aux années 80.

À défaut d'avoir ce permis, la Ville peut donc saisir son chien, en plus de lui imposer une amende de 750 $ plus frais, prévoit le règlement municipal.

Mais un certificat signé par un maître-chien atteste, selon M. Levasseur, que Misha n'est pas un pitbull, même si elle en a l'apparence. «Elle est plus haute sur pattes et a le poil plus court qu'un pitbull», dit-il.

Dans un tel cas de contestation, la Ville peut faire contre-expertiser l'animal, prévoit le règlement, ce qui risque fort de déclencher une bataille d'experts devant la cour.

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Guylain Levasseur a reçu une amende de 750 $ plus les frais.

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L'organisme SOS itinérance, qui vient en aide à M. Levasseur dans sa contestation, dénonce la lourdeur de l'amende infligée la semaine dernière par un policier du SPVM. «Ils ont donné une contravention de plus de 1000 $ à un homme qui reçoit à peine 600 $ par mois de l'aide sociale. Les policiers font du profilage parce qu'ils ne veulent pas voir M. Levasseur dans les rues du centre-ville. Ils font ça pour se débarrasser de lui», lance Alexandre Paradis, fondateur de l'organisme.

Selon l'organisme Protection pitbull, l'escouade du contrôle animalier du SPVM a donné jusqu'à maintenant une dizaine de contraventions du genre à des propriétaires de pitbulls, mais celle à M. Levasseur est la première à avoir été donnée par un simple policier. «Le règlement est extrêmement complexe et les policiers ordinaires ne savent pas différencier un pitbull d'un autre type de chien. C'est un règlement très complexe à appliquer pour des agents qui ne sont pas des spécialistes», soutient la porte-parole Mégane Bigot.

Le SPVM n'a pas voulu commenter l'affaire, puisqu'elle sera probablement débattue en cour.

«Si je perds ma cause en cour et que je suis condamné à la faire détruire, je vais changer de province, dit pour sa part M. Levasseur. Je ne peux pas les laisser euthanasier ma fille comme ça.»




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