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Formule E: Denis Coderre rejette en bloc les critiques

Denis Coderre... (Photo SIMON GIROUX, La Presse)

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Denis Coderre

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Jeiel-Onel Mézil, Rita Boghokian
La Presse

«Il y a d'autres villes qui paient. Il y a simplement des ententes de confidentialité entre les villes et la Fédération internationale de l'automobile». C'est en ces termes que le maire de Montréal, Denis Coderre, a défendu sa décision d'accorder un financement de plus de 24 millions de dollars aux organisateurs de la Formule E.

Lors d'un point de presse ce matin à l'hôtel de ville, le maire Coderre, fraîchement revenu des vacances, a tenu à répondre aux critiques formulées à son administration par les opposants à cet évènement.

D'entrée de jeu, M. Coderre a rappelé que la Formule E s'inscrit dans le cadre du pari de l'électrification fait par Montréal. «C'est dans un contexte de changer notre façon de faire. C'est important de faire ce virage-là», a-t-il dit.

Grogne des résidants

Interrogé sur la colère de certains résidants enclavés, M. Coderre a affirmé que la majorité des gens sont très contents de la présence de la Formule E dans leur quartier. «On a rencontré les résidants depuis le 22 février. Il n'y a eu rien d'improvisé», a-t-il ajouté pour défendre la stratégie de planification de la Ville de Montréal.

Tout en reconnaissant que contrairement aux autres villes, il y a un certain enclavement à Montréal, il a assuré que son administration a pris les mesures nécessaires pour mitiger les impacts sur le quotidien des résidants. «On s'est assurés qu'il y a des passerelles», a-t-il affirmé.

Un concept de course urbaine, une vitrine technologique

«C'est un concept de course urbaine, un pari de l'électrification, une vitrine technologique», a-t-il dit pour défendre la décision de ne pas utiliser le circuit Gilles-Villeneuve. Le maire a aussi affirmé qu'il aurait fallu investir des dizaines de millions de dollars de plus pour aménager ce circuit pour la Formule E sans toutefois avancer les montants exacts.

Sur les 7,5 millions dépensés pour l'achat de murets, M. Coderre voit plutôt cette somme comme un investissement. «Ce n'est pas une dépense, mais un investissement», a-t-il dit. Il a affirmé que les murets achetés serviront sur une période de 6 ans, car la Formule E sera organisée durant 3 ans avec une option de prolongation de 3 ans. M. Coderre a aussi ajouté que les murets seront utilisés pour d'autres évènements, dont le Grand Prix de Formule 1 de Montréal.

Questionné sur la raison pour laquelle les murets du circuit Gilles-Villeneuve n'ont pas été utilisés, Denis Coderre a répondu que ces murets ont déjà 10 ans d'activité à leur actif. «Si on les enlève, certains vont se détruire», a-t-il précisé.

Optimiste, le maire de Montréal est confiant que l'évènement va attirer beaucoup de monde. «Ça va être plein. Ça va fonctionner». Sur la rentabilité, il a affirmé que «c'est un investissement à long terme qui va mettre Montréal sur la carte».

De son côté, le parti d'opposition Projet Montréal dénonce la tenue des courses au centre-ville de Montréal et s'engage à déplacer la course au circuit Gilles-Villeneuve s'il était élu.

La chef Valérie Plante a indiqué, lors d'une conférence de presse qui suivait celle du maire de quelques minutes, que les commerçants et les citoyens du quartier n'en ont pas pour leur argent. «Citoyens enclavés dans un centre-ville paralysé, commerçants lourdement affectés, services de transport actif et collectif déplacés ou annulés (...) les courses de Formule E devraient se dérouler sur une piste de course», a expliqué Mme Plante. 

Les commerçants, présents sur place, ont dénoncé la manque d'information de la part de la Ville de Montréal.




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