Des armes longues pour les policiers à Montréal

Les policiers ne patrouilleront avec les armes longues... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les policiers ne patrouilleront avec les armes longues ni à l'aéroport ni ailleurs en ville. Mais elles seront disponibles en cas de besoin dans quelques postes, où plusieurs policiers auront été formés pour s'en servir.

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Les policiers de plusieurs postes de quartier de Montréal, dont ceux qui sont affectés à l'aéroport Montréal-Trudeau, auront bientôt accès à des armes de longue portée, conformément à l'une des recommandations que l'on retrouvait dans le rapport du coroner à la suite de la tuerie au collège Dawson, en 2006.

«Nous donnons présentement de la formation à nos policiers pour l'utilisation d'armes longues, dit Patrick Lalonde, assistant-directeur du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Ces armes seront déployées dans certains postes de quartier partout à Montréal, pas juste l'aéroport. Ça s'inscrit dans une stratégie globale sur toute l'île, ce n'est pas en réaction à une situation à l'aéroport.»

L'arrivée de ces carabines dans l'arsenal du SPVM n'a rien à voir avec un reportage remettant en question les mesures de sécurité à l'aéroport Montréal-Trudeau, diffusé mardi soir à l'émission J.E. sur les ondes de TVA, souligne M. Lalonde.

Les policiers ne patrouilleront avec ces armes ni à l'aéroport ni ailleurs en ville. Mais elles seront disponibles en cas de besoin dans quelques postes, où plusieurs policiers auront été formés pour s'en servir. Elles seront déployées dans toutes les régions de l'île de Montréal, précise l'assistant-directeur.

Dans son rapport publié en 2008, à la suite de la tuerie survenue deux ans plus tôt au collège Dawson, qui a coûté la vie à la jeune Anastasia De Sousa et fait 16 blessés, le coroner Jacques Ramsay avait notamment recommandé que le SPVM «étudie la pertinence de doter chaque poste de quartier d'une ou deux armes longues destinées aux patrouilleurs formés pour leur utilisation et qui pourraient être entreposées dans le coffre de leur véhicule ou celui du superviseur».

Patrick Lalonde note toutefois que souvent, quand les policiers doivent maîtriser un tireur, comme ce fut le cas au Collège Dawson ou lors de la fusillade de janvier dernier à l'aéroport de Fort Lauderdale, en Floride, c'est le pistolet qui est le plus utile, plutôt qu'une arme longue.

Aéroport : sécurité suffisante

Le reportage diffusé à J.E. soulevait des doutes quant au niveau de sécurité à l'aéroport Montréal-Trudeau. Des intervenants laissaient entendre que les quatre à six agents du SPVM qui y sont postés ne sont pas assez nombreux.

«Les effectifs sont suffisants compte tenu du niveau de menace terroriste qui existe actuellement», soutient Pierre-Paul Pharand, vice-président aux infrastructures aéroportuaires chez Aéroports de Montréal (ADM). «La menace est constamment réévaluée et nous ajustons nos mesures de sécurité en conséquence.»

Des questions ont aussi été soulevées au sujet de laissez-passer donnant accès aux zones sécurisées de l'aéroport, qui se retrouvent parfois entre les mains de personnes montrant des signes de radicalisation. M. Pharand répond que les vérifications menées par Transports Canada sont efficaces pour identifier les cas problèmes et qu'ADM intervient alors pour leur retirer leur accès privilégié. «Au cours des 12 à 18 derniers mois, on a eu cinq cas sur 16 000 détenteurs de laissez-passer», note-t-il.

Réagissant dans un communiqué au reportage de TVA, le ministre des Transports fédéral, Marc Garneau, a aussi souligné que les «protocoles de sûreté en place [avaient] entraîné le refus ou le retrait de plus de 1100 habilitations aux aéroports du pays au cours des deux dernières années».




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