Des millions réclamés à la STM en compensation pour les retards

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Si le recours est autorisé et si les compensations demandées sont accordées, les coûts pourraient approcher 200 millions pour la STM.

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Une Montréalaise demande à la Société de transport de Montréal (STM), au nom de tous les usagers, plusieurs millions de dollars en dédommagements, en raison des nombreux retards du service de métro et d'autobus ces dernières années.

Dans une demande de recours collectif déposée jeudi à la Cour supérieure du Québec, Marion Croteau, abonnée de la STM, exige le remboursement de 15 % du coût des titres de transport mensuels achetés depuis le 1er mars 2014, en plus de réclamer d'autres montants pour compenser, par exemple, des frais de taxis ou des retards au travail.

Si le recours est autorisé et si les compensations demandées sont accordées, les coûts pourraient approcher 200 millions pour la STM. Le remboursement de 15% pour une période de 35 mois représenterait environ 435$ pour chaque détenteur d'un titre de transport mensuel à prix régulier.

Selon l'avocat Michael Simkin, de la firme Légal Logik, qui représente la plaignante, les retards des services de transport en commun sont de plus en plus fréquents à Montréal depuis quelques années. 

«C'est un service public, il est supposé transporter les usagers du point A au point B selon un horaire prévisible, mais il n'a pas été capable de le faire», souligne Me Simkin.

La demande de recours souligne que  la STM n'offre pas à ses usagers un service de compensation en cas de retard, contrairement, par exemple, à la Société de transport de Laval (STL),  qui s'engage à ce que ses autobus ne soient jamais en retard de plus de cinq minutes, sauf en cas de force majeure, sans quoi les usagers peuvent recevoir un droit de passage gratuit.

«Il y a eu quelques retards importants dernièrement et la STM s'est excusée, mais il n'y a eu aucun dédommagement aux usagers», fait remarquer Michael Simkin.

La demande de recours collectif explique que Mme Croteau a subi de «nombreux inconvénients» en raison du manque de fiabilité du transport en commun, comme des retards à son travail, des rendez-vous manqués et des réorganisations fréquentes de son plan de transport.

À deux reprises, en 2016, des interruptions de service du métro ont forcé la demanderesse à prendre le taxi pour se rendre à destination, ce qui a représenté des dépenses impromptues de 32,75 $, peut-on lire dans le document.

Me Simkin ignore le nombre exact d'usagers concernés, mais estime qu'il y en a plusieurs «centaines de milliers». Puisqu'il est difficile de les identifier, l'action collective est justifiée, est-il écrit.

Une porte-parole de la STM, Amélie Régis, a indiqué que la société venait tout juste d'être informée du dépôt de l'action collective et qu'elle ne commenterait pas le dossier pour l'instant.

En 2015, la STM avait accepté une entente de 1,02 million pour régler un recours collectif intenté à la suite de la grève des employés d'entretien, en 2007, qui avait causé des interruptions de services. Les détenteurs d'abonnements mensuels avaient obtenu un rabais de 2,25$ sur leur carte OPUS de septembre 2015.

En chiffres

Nombre d'incidents ayant causé des interruptions de service de cinq minutes et plus dans le métro de Montréal

2013: 895

2014: 903

2015: 956

Ponctualité des autobus

2014: 82,9%

2015: 82,3%




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