Près de 3 millions pour la restauration du patrimoine religieux à Montréal

Soeur Aurore Larkin, supérieure générale de la congrégation... (Photo Martin Tremblay, La Presse)

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Soeur Aurore Larkin, supérieure générale de la congrégation des Soeurs grises, et le ministre Luc Fortin.

Photo Martin Tremblay, La Presse

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Depuis la «salle des pauvres», le coeur historique de l'ancien hôpital général de Montréal, aujourd'hui la Maison de Mère d'Youville, le ministre de la Culture Luc Fortin a détaillé, mardi après-midi, l'aide financière déjà annoncée de quelque 2,7 millions pour le patrimoine religieux montréalais.

Cette somme fait partie d'un investissement global de 10 millions pour l'ensemble du Québec qui vient à échéance en mars prochain et qui pourrait être reconduit sans toutefois être augmenté. «Notre intention, en matière de patrimoine religieux, est de ne pas diminuer l'enveloppe», a indiqué le ministre Fortin.

Quelques minutes plus tôt, ce dernier insistait sur l'importance du patrimoine religieux, «un enjeu pour notre gouvernement». «Nous avons un devoir de mémoire à l'égard de notre patrimoine religieux. Il fait partie de notre histoire, de notre identité», a affirmé le ministre.

Entre 2003 et 2015, 450 églises ont été transformées, vendues ou démolies à travers la province, selon les chiffres compilés par le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Cet organisme qui agit comme partenaire pour le ministère de la Culture, détermine quels sont les projets nécessitant une aide financière publique prioritaire.

Ainsi, un des neuf projets retenus à Montréal concerne la chapelle et l'ancienne sacristie des Soeurs grises de Montréal. Une aide de 552 500 $ est accordée. S'ajoute une somme de 269 921 $ pour restaurer la maçonnerie et imperméabiliser les fondations de l'ancien magasin entrepôt.

L'édifice visé est celui du Vieux-Montréal, à l'origine des oeuvres de la congrégation des Soeurs de la Charité de Montréal - dites Soeurs grises - fondée par Marguerite d'Youville. Cet édifice a été fermé pendant 100 ans au cours desquels il servit d'entrepôt.

Pendant cette période, les soeurs grises - jusqu'à 1300 religieuses - avaient pignon sur rue dans le centre-ville. L'imposant bâtiment qui y avait été construit a été transformé en résidences étudiantes pour l'Université Concordia et la chapelle est devenue une salle de lecture.  

En 2012, les Soeurs grises sont revenues à leur lieu d'origine dans le Vieux-Montréal. On y retrouve les bureaux administratifs, les archives et des salles destinés à perpétuer la mémoire historique de la congrégation, comme la «salle des pauvres» où Marguerite d'Youville servait de la soupe aux indigents (le plancher d'origine date de 1693). Six soeurs habitent les lieux ; au Québec, elles forment une petite communauté de 176 soeurs avec un âge moyen de 80 ans.

«La congrégation est vraiment sur son déclin. On ne se fait pas d'illusion», reconnaît soeur Aurore Larkin, supérieure générale de la congrégation depuis septembre dernier. Soeur Larkin explique d'ailleurs que la congrégation cherche des partenariats afin de léguer son «patrimoine précieux».

Outre la restauration partielle de la Maison de Mère d'Youville, huit autres projets reçoivent une aide financière du ministère de la Culture:

  • Cathédrale Christ Church: 1 million
  • Église Saint James United: 425 000 $
  • Église Saint-Jean-Baptiste: 200 000 $
  • Église Saint James the Apostie: 167 000 $
  • Église Saint-Esprit: 131 000 $
  • Grand Séminaire de Montréal: 115 000 $
  • Église Notre-Dame-du-Bel-Amour: 107 000 $      
  • Fabrique de la paroisse Saint-Enfant-Jésus-du-Mile-End: 4000 $

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