PTI: «une occasion ratée», dit Projet Montréal

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«Ce n'est pas de la théorie. Si je devais faire deux fois plus de travaux, je devrais couper dans la culture et dans les sports et loisirs pour engager plus d'inspecteurs en construction», a illustré M. Ferrandez, qui est également maire de l'arrondissement Le Plateau-Mont-Royal.

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Il sera impossible d'augmenter le nombre de projets d'infrastructures tout en réduisant les effectifs au sein des arrondissements sans pratiquer des coupes dans d'autres secteurs, prévient Projet Montréal. Selon le nouveau chef de l'opposition, Luc Ferrandez, le premier Programme triennal d'immobilisations (PTI) de l'administration Coderre est une «occasion ratée».

«Ce n'est pas de la théorie. Si je devais faire deux fois plus de travaux, je devrais couper dans la culture et dans les sports et loisirs pour engager plus d'inspecteurs en construction», a illustré M. Ferrandez, qui est également maire de l'arrondissement Le Plateau-Mont-Royal.

«Pour réaliser ce PTI, ça nous prend des gens, mais on nous demande avec le plan quinquennal de main-d'oeuvre de couper des effectifs dans les arrondissements. On nous demande de couper et on nous demande de réaliser davantage: ça, ce que ça veut dire, c'est plus de contrats à donner au privé», a déclaré sa collègue Laurence Lavigne Lalonde, conseillère de la ville du district Maisonneuve-Longue-Pointe. «S'il y a des gens qui se demandent aujourd'hui si c'est la porte ouverte à la collusion, peut-être bien que oui», a-t-elle ajouté.

Le maire de Montréal Denis Coderre assure que des gestes concrets ont déjà été accomplis pour assurer que les processus d'attribution des contrats sont intègres. Le maire cite l'abolition des «vases clos» et la création du poste d'inspecteur général. «On a augmenté de 1200 professionnels en 10 ans, et ça n'a pas empêché les problèmes qu'on a vécus», a-t-il souligné en point de presse.

Manque de vision

Plus globalement, Luc Ferrandez juge que l'administration Coderre a manqué de vision avec ce PTI qu'il compare à une «liste d'épicerie».

«C'est très rare au niveau d'une ville qu'on ait autant d'argent à dépenser. Là, on se retrouve avec 1,275 milliard de plus à dépenser dans les trois prochaines années que dans les trois précédentes. On s'attendrait à une vision», a- t-il déclaré.

Ce dernier reproche par ailleurs la superficialité de certains travaux prévus au PTI. «C'est 100 millions d'asphalte qu'on va étendre dans les rues! Je veux bien croire qu'on est tannés des nids-de-poule, mais ça règle seulement le problème pour deux ans.»

300 millions pour le 375e

  • 53,2 millions: promenades riveraines et rénovation de la place des Nations au parc Jean-Drapeau.
  • 48 millions: réfection de la rue Sainte-Catherine Ouest, entre les rues Mansfield et De Bleury.
  • 35,7 millions: création d'un «lieu public identitaire» aux abords de la station de métro Champ-de-Mars dans le cadre de la réfection des abords de l'autoroute Ville-Marie.
  • 31 millions: «promenade urbaine» aménagée du mont Royal au fleuve Saint-Laurent. Une autre somme de 8 millions ira pour un parcours découverte de la montagne.
  • 27,7 millions: expansion du musée Pointe-à-Callière.
  • 23,7 millions: renouvellement de l'expérience au Biodôme (notamment pour donner accès à la voûte du bâtiment, à la cime des arbres, à l'envers du décor et à de nouveaux parcours en périphérie).
  • 15 millions: somme que se partageront les arrondissements pour aménager des legs sur leur territoire.

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