Autoroute Bonaventure: le démantèlement lancé d'ici un an

L'abaissement de l'autoroute Bonaventure entre la rue Brennan,... (Photo: Martin Tremblay, Archives La Presse)

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L'abaissement de l'autoroute Bonaventure entre la rue Brennan, près du canal de Lachine, et la rue Saint-Jacques, au centre-ville, ira de l'avant comme prévu. Mais la Ville compte revoir le couloir qui devait amener des centaines d'autobus à circuler chaque jour dans la rue Dalhousie.

Photo: Martin Tremblay, Archives La Presse

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L'administration Tremblay veut lancer le démantèlement de l'autoroute Bonaventure d'ici un an. Mais la création d'un couloir de transports collectifs dans la rue Dalhousie sera révisée dans la foulée des critiques de l'Office de consultation publique de Montréal (OCPM).

La première phase du projet de 260 millions de dollars, l'abaissement de l'autoroute entre la rue Brennan, près du canal de Lachine, et la rue Saint-Jacques, au centre-ville, ira de l'avant comme prévu. Mais la Ville compte revoir le couloir qui devait amener des centaines d'autobus à circuler chaque jour dans la rue Dalhousie.

 

Comme l'a révélé La Presse hier, l'OCPM se range derrière les nombreux citoyens qui ont critiqué le couloir lors des audiences publiques tenues en janvier. Les commissaires recommandent plutôt d'implanter des mesures prioritaires pour les autobus sur le boulevard afin d'éviter leur passage près d'un secteur résidentiel.

Responsable de l'urbanisme au comité exécutif, c'est le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, qui a été délégué par l'administration Tremblay pour réagir au rapport de l'OPCM. Il souligne que la première phase du projet - l'abaissement de l'autoroute - a été bien accueillie par les commissaires et la population, et qu'elle sera mise en chantier d'ici un an.

La Ville va toutefois étudier de nouveaux moyens pour permettre aux autobus de la Rive-Sud de gagner rapidement le terminus de la Gauchetière sans qu'ils ne passent tous par la rue Dalhousie. Le couloir exclusif était une solution temporaire de toute façon, souligne M. Bergeron. La Ville étudiera la possibilité de bâtir un train léger qui emprunterait le pont Victoria pour relier la Rive-Sud au centre-ville.

«Le couloir Dalhousie, tel qu'il a été conçu jusqu'ici, c'est chose du passé», a affirmé M. Bergeron.

La Société du Havre de Montréal (SHM), mandatée par la Ville pour piloter le projet, étudiera de nouveaux scénarios. Mais son PDG, Jacques Côté, n'a pas été en mesure de dire hier quelles options sont envisagées pour remplacer le couloir Dalhousie.

«Je n'ai pas les réponses, je ne peux pas vous les donner, a-t-il indiqué. Mais on y réfléchit et dans trois semaines, on va les avoir, ces réponses.»

La chef de l'opposition, Louise Harel, s'est réjouie des conclusions de l'OCPM, elle qui a dénoncé la construction du couloir Dalhousie. Elle compte présenter une motion à la prochaine réunion du conseil municipal, à la fin d'avril, pour que l'administration Tremblay donne suite à toutes les recommandations du rapport.

«L'abandon du couloir, c'est l'une des principales recommandations du rapport, a-t-elle affirmé. En le lisant, on se dit qu'il faut en faire un enterrement de première classe.»

Quartier Bonaventure

La transformation de l'autoroute en boulevard doit permettre un lotissement de 1,5 milliard, le Quartier Bonaventure. Une fois l'autoroute abaissée, la SHM propose d'en réduire le nombre de voies et d'utiliser les terrains ainsi dégagés au centre pour ériger des immeubles résidentiels et de bureaux. Elle créerait ainsi une «entrée de prestige» pour la métropole.

Certains intervenants des audiences publiques ont prévenu que le lotissement pourrait miner les efforts entamés par d'autres promoteurs pour revitaliser les secteurs de Griffintown et du faubourg des Récollets. Dans son rapport, l'OPCM a remis en question la rentabilité d'un tel projet.

Richard Bergeron souligne que plusieurs projets immobiliers sont déjà en branle dans le secteur, et que le Quartier Bonaventure ne sera probablement pas construit avant une bonne décennie. D'ici là, la Ville transformera les futurs terrains vacants en parcs.

Espaces verts

«On verra bien ensuite, dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, ce que sera devenu l'état de la réflexion sur l'avenir de ces terrains, a indiqué M. Bergeron. Dans l'intervalle, je ne vous le cache pas, les arbres auront grossi et les gens se seront habitués à cet espace vert de 800 m de long, moins les rues transversales.»

 

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