New York: le terroriste canadien dépendant aux opioïdes et atteint de maladie mentale

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Les autorités américaines allèguent que les trois hommes ont communiqué par l'entremise d'une application de messagerie internet dans le but de comploter pour poser des bombes et déclencher des fusillades dans des lieux achalandés de New York.

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La Presse Canadienne

Des documents judiciaires récemment rendus publics indiquent qu'un jeune Canadien qui a plaidé coupable pour un complot terroriste envers des lieux emblématiques de New York souffrait de dépendance aux opioïdes et de problèmes de santé mentale.

Des lettres écrites par un procureur de New York, déposées devant un tribunal américain, révèlent qu'Abdulrahman El Bahnasawy, de Mississauga, en Ontario, a fait une rechute en prison et a été testé positif à un médicament d'ordonnance utilisé pour traiter la dépendance aux opioïdes. Cette découverte a privé le détenu de visites familiales pour une durée de sept mois.

Les lettres mentionnent aussi qu'un psychiatre et un psychologue ont rencontré Abdulrahman El Bahnasawy en prison, mais les passages des documents liés à la dépendance aux opioïdes et aux problèmes de santé mentale du détenu ont été caviardés.

Ses avocats Sabrina Shroff et Clay Kaminsky ont écrit au juge Richard Berman dans le but de rétablir les visites familiales. Ils révèlent que leur client possède un long parcours de consommation de drogue, de cures de désintoxication et de rechutes.

Le duo d'avocats souligne que la famille El Bahnasawy a fait plusieurs fois le voyage entre l'Ontario et New York pour visiter le jeune détenu au centre correctionnel Metropolitan à Manhattan, jusqu'à ce que les visites soient interdites par mesure disciplinaire en novembre 2016.

La défense décrit son client comme un jeune homme solitaire qui n'a pas d'ami en dehors de son cercle familial. Il aurait passé toute sa vie au domicile familial, avec ses parents et sa soeur aînée, à l'exception d'une période en cure de désintoxication.

Abdulrahman El Bahnasawy est né au Koweït et est arrivé au Canada alors qu'il était enfant, selon des documents récemment rendus disponibles par le tribunal. Il a dit au juge qu'il était retourné à un certain moment au Koweït pendant deux ans pour des études avant de revenir au Canada, tout en disant qu'il n'avait jamais terminé sa onzième année, indiquent les documents.

Vendredi, les autorités américaines ont divulgué des détails sur le plaidoyer de culpabilité enregistré par Abdulrahman El Bahnasawy en octobre 2016 devant un tribunal de New York.

Malgré les références à ses problèmes de santé mentale dans les documents de cour, M. El Bahnasawy a confirmé au juge qu'il se sentait bien mentalement et physiquement au moment d'enregistrer son plaidoyer de culpabilité. Son plaidoyer a été jugé recevable.

Les avocats demandent plus de temps

En août dernier, ses avocats ont réclamé plus de temps pour préparer leurs arguments en vue de la détermination de la peine. Ils ont soutenu que le psychiatre et le psychologue qui doivent évaluer leur client avaient besoin de plus de temps pour fournir des rapports pertinents à la cour.

«M. El Bahnasawy a lui-même besoin de temps pour améliorer son état afin de pouvoir collaborer pleinement à son enquête présentencielle et à la détermination de sa peine», ont écrit les avocats dans une missive adressée au juge.

Le jeune homme de 19 ans, originaire de Mississauga en Ontario, a plaidé coupable à plusieurs chefs d'accusation liés au terrorisme, mais les documents sont demeurés scellés pendant un certain temps, puisque les enquêteurs américains s'inquiétaient que le dévoilement de certaines informations nuise à leurs efforts pour arrêter deux autres suspects à l'extérieur du pays.

Les autres accusés sont Talha Haroon, un Américain de 19 ans établi au Pakistan, et Russell Salic, un Philippin de 37 ans.

Les autorités américaines allèguent que les trois hommes ont communiqué par l'entremise d'une application de messagerie internet dans le but de comploter pour poser des bombes et déclencher des fusillades dans des lieux achalandés de New York durant le ramadan de 2016.

Le complot a été déjoué parce qu'Abdulrahman El Bahnasawy communiquait avec un agent double de la police fédérale américaine (FBI) qui prétendait être un partisan de Daech (le groupe armé État islamique en Syrie).

Le jour de son arrestation, le jeune homme avait expédié du peroxyde d'hydrogène dans le but de fabriquer des explosifs aux États-Unis et se trouvait en sol américain avec sa famille. Il devait rencontrer l'agent double pour planifier une attaque.

La peine d'Abdulrahman El Bahnasawy devrait être prononcée en décembre.




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