Un avocat de Tony Accurso reconnaît avoir servi de prête-nom

Tony Accurso fait face à cinq chefs d'accusation... (photo david boily, archives la presse)

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Tony Accurso fait face à cinq chefs d'accusation parce qu'il est soupçonné d'avoir participé au système frauduleux d'attribution des contrats de la Ville de Laval.

photo david boily, archives la presse

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L'avocat des entreprises de Tony Accurso, Me Guillaume Rochon, a reconnu hier devant la Cour supérieure avoir servi de prête-nom afin de contribuer au financement du Parti libéral du Québec (PLQ).

Me Rochon témoignait au procès de Tony Accurso, qui fait face à cinq chefs d'accusation parce qu'il est soupçonné d'avoir participé au système frauduleux d'attribution des contrats de la Ville de Laval. Contre-interrogé par le procureur Richard Rougeau, Guillaume Rochon a affirmé avoir versé 3000 $ au PLQ en 2007 et en avoir obtenu le remboursement par le biais de son allocation de dépenses.

À cette époque, l'empire de Tony Accurso rayonnait et le vice-président aux finances des entreprises de M. Accurso, Charles Caruana, sollicitait les employés pour qu'ils servent de prête-noms. Ainsi, en contrepartie d'un don politique pour lequel ils étaient remboursés entièrement, ils bénéficiaient d'un crédit d'impôt. Me Rochon a également affirmé sous serment ne pas avoir été sollicité pour contribuer à la caisse électorale du PRO des Lavallois, le parti de l'ancien maire Gilles Vaillancourt aujourd'hui derrière les barreaux.

L'organigrame de l'empire d'Accurso

À titre de témoin de la défense, Me Guillaume Rochon a expliqué en détail l'évolution de l'organigramme de l'empire de Tony Accurso, marqué par de très nombreuses transactions : ventes, achats, fusions, coentreprises. Il s'agissait pour la défense de présenter l'immensité du groupe d'entreprises pour tenter de démontrer à quel point Tony Accurso était loin des soumissions, des contrats et des chantiers. De plus, la démonstration de Me Rochon devait servir à faire voir que c'est chacun des dirigeants des opérations, et non M. Accurso, qui agissaient de façon juxtaposée, sans liens véritables entre eux. D'ailleurs, le nom de M. Accurso n'apparaissait au sommet d'aucun organigramme.

En contre-interrogatoire, il a toutefois été établi par Me Rougeau que Tony Accurso était le véritable propriétaire des entreprises, peu importe leur nom ou l'enfilade de numéros qui leur servait de bannière. Quant aux dirigeants des opérations, ils étaient très majoritairement installés dans les mêmes bureaux que M. Accurso.

Le jury a congé aujourd'hui, mais devra être en cours demain matin.




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