La Couronne peaufine sa preuve au procès du sénateur Mike Duffy

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Le sénateur Mike Duffy est accusé de fraude, d'abus de confiance et de corruption.

Photo Justin Tang, La Presse Canadienne

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Jennifer Ditchburn
La Presse Canadienne
OTTAWA

À la reprise des audiences au procès du sénateur Mike Duffy pour fraude, abus de confiance et corruption, jeudi, la Couronne tente de relier les derniers pointillés dans sa preuve échafaudée depuis quelques mois, avant de céder sa place à la défense.

Ainsi, le responsable des télécommunications au Sénat, Jason Cooke, a été appelé à la barre, jeudi, pour préciser les règles entourant les téléphones cellulaires.

Les sénateurs ont droit à un total de sept forfaits - chacun comptant habituellement deux services: la voix et les données. La Couronne a fait admettre à M. Cooke que si un sénateur voulait obtenir plus de sept forfaits, il devrait en assumer lui-même les frais. En contre-interrogatoire, la défense a plaidé que le sénateur Duffy n'avait commis aucun geste illégal en voulant offrir à son personnel le matériel nécessaire à la bonne marche du bureau.

Par ailleurs, une employée du Sénat, Gillian Rokosh, a soutenu jeudi qu'elle n'avait jamais informé quelqu'un au bureau de M. Duffy qu'il était coutumier pour les sénateurs de signer d'avance des formulaires «en blanc» de réclamations de dépenses. Plus tôt cette année, Melanie Mercer avait soutenu dans son témoignage qu'une dénommée «Gillian», qui travaillait sur son étage, lui avait déjà filé cette information.

La Cour devait entendre plus tard jeudi après-midi, par vidéoconférence, Gerald Donohue, qui est retenu à la maison par la maladie. M. Donohue a décroché auprès de son bon ami Mike Duffy des contrats de recherchiste et de consultant pour une valeur totale de 65 000 $. Or, la Couronne soutient qu'il s'agissait en fait d'un stratagème pour que M. Donahue, par le biais de ses compagnies, paye des services fournis au sénateur qui n'auraient pas été admissibles à des remboursements du parlement - comme un rédacteur de discours, un entraîneur personnel ou une maquilleuse professionnelle.

M. Donohue a notamment remboursé les frais de forfait cellulaire de l'ex-adjointe administrative de M. Duffy, Diane Scharf, parce que le Sénat avait déterminé qu'il avait dépassé sa limite de forfaits admissibles à un remboursement par les fonds publics.

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