Deux victimes de surdoses de drogue trouvées inconscientes à Montréal, jeudi

La trousse de l'antidote naloxone qui a été... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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La trousse de l'antidote naloxone qui a été administré était encore sur place jeudi matin.

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

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La Presse Canadienne

Deux hommes victimes de surdose de drogue ont été trouvés inconscients au centre-ville de Montréal, jeudi matin.

L'un d'eux a repris connaissance et a pu livrer des informations aux policiers alors que l'autre repose dans un état critique à l'hôpital.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) raconte que ses agents ont été avisés par un appel à la centrale téléphonique 911 signalant que les deux hommes gisaient au sol dans un couloir reliant le Centre Bell à la station de métro Lucien-L'Allier.

Ils avaient tous deux des seringues à une jambe lors de l'arrivée des policiers.

Des manoeuvres pratiquées par les agents ont permis à l'un des deux hommes, âgé de 32 ans, de reprendre connaissance avant l'arrivée des ambulanciers. L'autre, âgé de 40 ans, a été emmené inconscient à l'hôpital.

«L'homme dans la quarantaine a été retrouvé en arrêt cardio-respiratoire», a raconté le porte-parole d'Urgences-Santé, Steve Kouloumentas, en entrevue avec La Presse canadienne. «Son état laissait craindre pour sa vie», a-t-il précisé, ajoutant que le deuxième homme était dans un état stable.

Celui qui a repris connaissance a dit aux agents qu'ils avaient tous deux achetés de l'héroïne.

En plus d'ordonner un examen du lieu où les deux hommes ont été trouvés, la police a demandé une analyse de la substance injectée, notamment pour savoir si elle contenait des opioïdes.

Les ambulanciers, eux, n'ont pris aucune chance, selon M. Kouloumentas.

«On soupçonnait une intoxication aux opiacés et c'est pourquoi on a administré de la naloxone», a-t-il dit.

Le porte-parole a reconnu que les cas de surdose aux opioïdes inquiètent les autorités.

«On travaille avec la santé publique pour collecter des données. Pour le moment, on n'appelle pas ça une crise, mais on surveille la situation de près pour être sûrs de bien réagir le cas échéant», a expliqué M. Kouloumentas.

«Depuis 2015, l'ensemble des paramédics d'Urgence-Santé sont formés pour donner la médication et (...) ont une trousse de médicaments qui contient de la naloxone», a-t-il ajouté.

Mercredi, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, a annoncé que les Québécois pourraient dorénavant se procurer de la naloxone gratuitement en pharmacie afin de minimiser l'impact des surdoses d'opioïdes. Le médicament est utilisé pour renverser les effets des surdoses.

Les policiers pourront aussi administrer le médicament aux personnes en état de surdose.




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