Plainte d'agression sexuelle: la mairesse de Longueuil demande l'aide de Québec

La mairesse St-Hilaire avait demandé hier que son... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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La mairesse St-Hilaire avait demandé hier que son service de police produise un rapport sur le délai de traitement du dossier de la première plaignante.

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La mairesse de Longueuil a demandé hier à Québec de déléguer un accompagnateur pour participer à l'enquête interne de son service de police concernant le traitement d'une plainte pour agression sexuelle déposée cet automne.

«La mairesse a demandé à la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, qu'un enquêteur indépendant participe à l'enquête interne déjà en cours sur les délais de traitement», explique Marie-Ève Imonti, attachée de presse de la mairesse Caroline St-Hilaire.

Radio-Canada rapportait mercredi qu'il avait fallu trois mois avant que la police ne fasse analyser la trousse médicolégale d'une femme qui affirmait avoir été battue et violée le 20 octobre, dans le secteur où allait être retrouvée, deux jours plus tard, la dépouille de Jenique Dalcourt, cette jeune femme de 23 ans dont le meurtre n'a toujours pas été élucidé.

La trousse médicolégale pourrait contenir d'importants éléments de preuve comme des traces d'ADN, du sperme, des cheveux ou des ongles.

La femme qui déclare avoir été agressée deux jours avant Jenique Delcourt a été traitée à l'hôpital pour des blessures et un choc post-traumatique. Elle a aussi été indemnisée par l'IVAC, l'organisme public d'indemnisation des victimes d'actes criminels.

Les enquêteurs de la police de Longueuil ont toutefois écarté toute possibilité que les deux événements puissent être reliés. Ils ne peuvent préciser publiquement pourquoi, mais ils en ont la certitude.

Soutenir les victimes

Préoccupée malgré tout, la mairesse St-Hilaire avait demandé hier que son service de police produise un rapport sur le délai de traitement du dossier de la plaignante. «Si des correctifs devaient être apportés au processus de traitement des plaintes, ils seront instaurés dans les meilleurs délais, afin de mieux soutenir les victimes», a-t-elle assuré dans un communiqué.

Mme St-Hilaire a pris la décision de demander l'aide d'un enquêteur indépendant de concert avec son chef de police, Denis Desroches, afin de préserver le plus possible «la confiance des citoyens» dans cet examen interne.

Par ailleurs, selon nos informations, une équipe spéciale de la police de Longueuil s'efforce toujours d'épingler un suspect pour le meurtre de Jenique Delcourt. Des policiers de plusieurs sections ont été libérés pour participer à cette enquête considérée comme ultra-prioritaire. 

Un homme avait été initialement arrêté dans cette affaire, mais il a été relâché sans accusations.

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