Un étudiant en dentisterie de Dalhousie contestera sa suspension

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Alison Auld
La Presse Canadienne
Halifax

L'avocat de l'un des membres d'un groupe Facebook accusé d'avoir mis en ligne des commentaires sexuels violents envers des étudiantes en dentisterie de l'Université Dalhousie dit que son client a été traité injustement par l'institution, et qu'il a tiré la sonnette d'alarme au sujet des actions de ses collègues de classe.

Bruce MacIntosh représente Ryan Millet, un étudiant de quatrième année et l'un des 13 membres du défunt groupe DDS 2015 Gentlemen sur Facebook.

Me MacIntosh a indiqué dans une déclaration que Ryan Millet avait pris position contre des messages qu'il jugeait offensants et avait encouragé les autres membres du groupe à les enlever, mais qu'il avait néanmoins été sanctionné par l'Université Dalhousie peu après que les messages eurent fait surface.

«Comme ses 12 camarades de classe, Ryan a été mis au pilori et condamné secrètement sans qu'on ne respecte les procédures normales et sans qu'il n'ait le droit d'être entendu (...) Il n'a pas été haineux ou irrespectueux envers les étudiantes. Il n'a pas défendu les commentaires inacceptables qui ont été écrits sur Facebook», a déploré son avocat.

Il dit que l'homme marié, père de trois jeunes enfants, s'est aussi excusé auprès de ses collègues de classe féminines qui ont été visées par les messages misogynes.

«C'est lui qui a dénoncé les commentaires», a résumé son avocat. M. Millet aurait informé une des filles visées par les messages, qui aurait ensuite informé la direction de la faculté.

Selon la CBC, les membres du groupe ont voté pour la femme qu'ils voudraient dégrader sexuellement, ont blagué sur le fait d'utiliser du chloroforme sur des femmes et ont affiché une femme en bikini avec la légende «Baisez jusqu'à ce que le stress soit disparu, ou que la fille soit inconsciente».

Me MacIntosh a dit que M. Millet serait entendu par un comité de discipline mardi pour faire lever la suspension de ses privilèges cliniques et qu'il avait le soutien de l'une des femmes apparaissant dans les messages.

Les 13 membres du groupe Facebook - qui n'est maintenant plus en ligne - suivent leurs cours séparément des autres étudiants et leurs stages cliniques ont été suspendus, ce qui compromet l'obtention de leur diplôme.

L'Université Dalhousie mène actuellement une enquête sur les événements et un processus de justice réparatrice a été entamé entre les auteurs des messages et les 14 femmes concernées.

Me MacIntosh juge que l'université a réagi trop rapidement, sans respecter les procédures normales.

«Personne ne s'est arrêté pour interviewer les victimes ou les auteurs présumés pour déterminer qui était vraiment coupable. On a conclu que tous les membres du groupe Facebook s'étaient mal conduits. Ensuite, tant les victimes que les auteurs ont été entraînés dans un processus de justice réparatrice où leur culpabilité a été tout de suite reconnue», a déploré Me MacIntosh.

Un porte-parole de l'université, Brian Leadbetter, a indiqué que tout le processus se déroulerait conformément à la loi et aux politiques de l'établissement.

Brian MacIntosh précise que ni lui ni M. Millet ne vont discuter de cette affaire avant l'audition de mardi.

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