L'UPAC à la recherche de vieux dossiers de Genivar

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Devant la commission Charbonneau, un ancien vice-président de Génivar avait expliqué le stratagème utilisé par l'entreprise pour verser des centaines de milliers de dollars en contributions illégales au parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal.

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Malgré un changement de nom, un ménage au sein de la direction et l'adoption de nouvelles normes éthiques, la firme de génie-conseil WSP, autrefois appelée Génivar, a été rattrapée par son passé, cette semaine: La Presse a appris que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) avait mené une perquisition dans ses bureaux à la recherche de vieux dossiers datant de l'époque du maire Gérald Tremblay.

«Je vous confirme en effet que des agents de l'UPAC sont venus à nos bureaux cette semaine, relativement à certains projets de la ville de Montréal. Leur visite consistait principalement à faire un suivi et de la collecte d'information sur des projets antérieurs à 2010 qui ont déjà été évoqués, de manière générale dans le cadre de la commission Charbonneau. Il n'y a donc rien de nouveau», assure la vice-présidente aux communications de l'entreprise, Isabelle Adjahi.

Devant la commission Charbonneau, un ancien vice-président de Génivar avait expliqué le stratagème utilisé par l'entreprise pour verser des centaines de milliers de dollars en contributions illégales au parti du maire Gérald Tremblay, Union Montréal.

Des témoignages avaient évoqué l'existence d'un cartel de cinq firmes de génie qui avaient la mainmise sur les contrats municipaux montréalais grâce à leur financement souterrain du parti du maire.

Pas les compteurs d'eau

Mme Adjahi n'a pas précisé quels dossiers intéressent maintenant les policiers. «Aucun de ces projets n'est lié au dossier des compteurs d'eau, dossier dans lequel nous n'avons pas du tout travaillé», a-t-elle toutefois affirmé.

«Leur collecte d'information visait des projets précis et non la société. Personne n'a d'ailleurs été interrogé ou interpellé. Comme par le passé, nous avons pleinement collaboré avec l'UPAC et continuerons à le faire», a-t-elle ajouté au sujet des policiers.

La perquisition, passée inaperçue jusqu'ici, est survenue peu avant celles menées jeudi par l'UPAC dans une agence de voyages de Saint-Léonard et dans les bureaux d'une autre firme de génie, CIMA+.

Génivar a acheté la firme britannique WSP en 2012 et adopté son nom. Elle a resserré ses normes éthiques et la direction a été le théâtre d'un changement de garde. En 2014, grâce à ses efforts, WSP a obtenu le feu vert de l'Autorité des marchés financiers pour soumissionner sur des contrats publics au Québec.

PROJET FRONDE

L'UPAC multiplie les perquisitions cet été dans le cadre du projet Fronde, qui comprend cinq volets:

1- Le financement illégal d'Union Montréal, le parti de l'ancien maire Gérald Tremblay, par des entreprises et l'utilisation de fausses factures à cette fin;

2- La collusion entre ces entreprises et les bonzes d'Union Montréal pour partager les contrats de la Ville et truquer les appels d'offres;

3- L'utilisation du «système collusionnaire en place» pour financer les Championnats du monde de natation de la FINA en 2005;

4- Le trucage de l'appel d'offres pour le contrat des compteurs d'eau, l'un des plus importants chantiers de l'histoire de la Ville, annulé en raison d'irrégularités;

5- Un cinquième volet dont la teneur demeure secrète pour l'instant.

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