Maisons sur un ancien dépotoir à Terrebonne: le ministère de l'Environnement n'a pas l'intention d'intervenir

Des pneus, des pare-chocs, des éclats de pare-brise... (Photo Robert Skinner, Archives La Presse)

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Des pneus, des pare-chocs, des éclats de pare-brise et des pièces de métal rouillé ont été retrouvés sur les terrains de maisons construites sur l'ancien dépotoir de Pièces d'auto Brady, dans le secteur de La Plaine, à Terrebonne.

Photo Robert Skinner, Archives La Presse

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Kathleen Lévesque
La Presse

Des citoyens inquiets des vestiges de pièces automobiles retrouvées dans leur cour dans le secteur de La Plaine, à Terrebonne, ont beau en faire un enjeu électoral, le ministère de l'Environnement n'entend pas intervenir.

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Des pneus, des pare-chocs, des éclats de pare-brise et des pièces de métal rouillé ont été retrouvés sur les terrains de maisons construites sur l'ancien dépotoir de Pièces d'auto Brady, dans le secteur de La Plaine, à Terrebonne.

Photo Robert Skinner, Archives La Presse

Malgré les pneus, les pare-chocs, les éclats de pare-brise et les pièces de métal rouillé, le ministère de l'Environnement estime qu'à ce jour, il n'y a pas de raison de croire que la Loi sur la qualité de l'environnement n'est pas respectée. « Des représentants de la direction régionale ont répondu aux questions de plusieurs citoyens depuis la dernière année. Des citoyens ont aussi été rencontrés pour les informer. [...] Dans ce contexte, le ministère n'a pas de motif environnemental pour intervenir davantage », a indiqué à La Presse Sophie Gauthier, de la direction des communications.

Dans un long courriel, Mme Gauthier explique que les terrains du quartier autour de la rue des Bernaches, ont fait l'objet d'une réhabilitation entre 2003 et 2005 avant que soient érigées les maisons. 

« Selon les rapports de fin de travaux déposés, ceux-ci ont été réalisés en conformité avec les exigences du ministère. »

Cette dernière rappelle « que la réhabilitation/décontamination d'un terrain n'implique pas obligatoirement le retrait de l'ensemble des matières enfouies si ces dernières n'ont pas d'impact sur la qualité des sols et des eaux souterraines, ni ne produisent de biogaz ».

Inquiets pour la valeur de leurs propriétés

Quoi qu'il en soit, au moins 88 résidants du secteur poursuivent la Ville de Terrebonne et le promoteur de l'époque parce qu'ils craignent que les débris de l'ancien dépôt de Pièces d'auto Brady affectent la qualité de leur terrain et, du coup, la valeur de leur propriété.

Plusieurs des citoyens concernés, ainsi que des candidats aux élections municipales qui les appuient, ont assisté à la séance du conseil municipal de la semaine dernière, dont la première heure a été consacrée au « dossier Brady ». La tension était palpable, les critiques étaient nombreuses, et l'incompréhension des procédures en cours était généralisée.

Pourtant, l'avocat de la Ville de Terrebonne, Jean-François Girard, a fait le point sur le dossier en rappelant qu'un expert indépendant (Golder), choisi conjointement avec les citoyens qui se considèrent comme lésés, travaille pour faire la lumière dans le dossier. Un rapport préliminaire sera déposé le 15 octobre et devrait établir s'il y a ou non un risque de contamination.

En marge de la soirée, Me Lorraine Talbot, qui représente les 88 propriétaires, a rappelé, de son côté, que la médiation est une obligation légale. De plus, elle a laissé tomber que « les intervenants électoraux compliquent le dossier ».




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