Radicalisation à Montréal-Trudeau: pas de compromis sur la sécurité

Ottawa «n'hésitera pas à prendre les mesures appropriées... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Ottawa «n'hésitera pas à prendre les mesures appropriées pour atténuer les risques et réagir à toutes menaces connues auxquels le réseau de transport peut être exposé», a précisé le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Aucun compromis ne sera toléré à propos de la sécurité offerte à l'aéroport Montréal-Trudeau, a dit en choeur la classe politique, mercredi, tant à Québec qu'à Ottawa.

Les élus fédéraux, de qui relève la gestion des aéroports, ont cherché à se faire rassurants, à la suite du reportage de l'émission J.E. rapportant que quelques employés de l'aéroport montréalais présentaient un profil inquiétant aux yeux de la police. Des signes de radicalisation ont été observés chez certains et au moins un employé a été muté à un poste ne lui donnant pas accès aux pistes. Quatre employés se seraient fait retirer leur accès à la zone sécurisée, par mesure de précaution.

À Winnipeg, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué que la sécurité du transport aérien était une priorité de son gouvernement.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a fait valoir que le gouvernement avait établi «un système de sûreté intégré à niveaux multiples en transport, qui inclut les vérifications policières qui sont faites chaque jour», a-t-il dit par voie de communiqué.

Ottawa «n'hésitera pas à prendre les mesures appropriées pour atténuer les risques et réagir à toutes menaces connues auxquels le réseau de transport peut être exposé», a ajouté M. Garneau.

À Québec, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a noté que «des enjeux très sérieux avaient été soulevés» dans le reportage, ce qui l'avait amené à interpeller le ministre Garneau, qui l'a assuré qu'on suivait de près la situation.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a qualifié le reportage de «très, très inquiétant» et n'a pas jugé les commentaires de M. Coiteux rassurants.

Aéroports de Montréal (ADM), l'organisme qui gère l'aéroport Montréal-Trudeau, nie qu'une menace spécifique ait été portée à son attention. Il soutient que tout le personnel armé requis est déjà en place et est «prêt à intervenir» en cas de situation d'urgence.

ADM a cherché à rassurer les voyageurs, en rappelant que l'aéroport Montréal-Trudeau était doté «de multiples systèmes de surveillance sophistiqués; d'unités d'intervention spécialisées, notamment en détection d'explosifs; d'un centre permanent de coordination des mesures d'urgence; ainsi que de plans d'urgence bien rodés, validés par des exercices réguliers sur le terrain et audités par, entre autres, Transports Canada».

Selon ADM, «l'aéroport Montréal-Trudeau est sans doute l'un des lieux les plus sécurisés qui soient, et cela est vrai pour tous les autres grands aéroports du pays qui sont assujettis aux mêmes lois et règlements en matière de sûreté et de sécurité».

On rappelle aussi que les employés qui travaillent dans les zones réglementées doivent être munis d'un laissez-passer délivré conformément à la réglementation en vigueur, laquelle comprend une enquête de sécurité.

Ces employés savent qu'ils peuvent être soumis à des fouilles aléatoires.




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