SLR: une motion d'urgence adoptée à l'unanimité

Projet Montréal a annoncé en fin de semaine... (Photomontage fourni par l'AMT)

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Projet Montréal a annoncé en fin de semaine dernière le dépôt de cette motion d'urgence, après que le ministre responsable de la métropole, Robert Poëti, eut émis des doutes sur la pertinence du SLR.

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Les élus montréalais sont officiellement unanimes : ils veulent un système léger sur rail (SLR) dans l'axe du pont Champlain.

La motion d'urgence déposée par l'opposition officielle, dirigée par Richard Bergeron, a en effet été adoptée en milieu d'après-midi, après une demi-heure de discours. Un seul conseiller, Marvin Rotrand, a manifesté son désaccord mais a quitté la salle avant le vote.

Accusé la veille par l'opposition d'avoir fait volte-face dans le dossier du SLR, le maire Denis Coderre a tenu à s'inscrire comme appuyeur de la motion. «C'est bon pour Montréal, pour le grand Montréal, pour l'ensemble de la métropole, a-t-il déclaré. C'est un projet structurant, qui  nous amène à prendre une décision rapide, c'est une opportunité unique où les planètes s'alignent.»

Il estime que l'appui à ce mode de transport collectif ne signifie pas qu'on abandonne les autres projets, notamment le prolongement de la ligne bleue du métro vers Anjou. «Je ne veux pas que ce soit un projet contre l'autre, la ligne bleue est essentielle. Ne jouons pas un contre l'autre.»

Goulot d'étranglement

Le maire a rappelé qu'une «analyse en profondeur» du SLR, pour en évaluer les coûts et les retombées, s'imposait tout de même. Il a également rappelé que, dans les quatre années qui suivront l'ouverture du nouveau pont, il faudrait vraisemblablement miser sur un réseau rapide de bus. Il a promis des mesures de mitigations pour les quartiers qui seront traversés par ces nombreuses navettes.

La motion de Projet Montréal reprend l'analyse de l'étude d'AÉCOM, qui «conclut que seul un train léger peut répondre à la demande sur le futur pont Champlain et qu'une desserte par autobus créerait un goulot d'étranglement insoutenable à Montréal qui amènerait « un mur d'autobus » quotidien au centre-ville, une solution jugée inacceptable d'un point de vue technique et social», peut-on lire.

«On a vu passer toutes sortes de chiffres nous démontrant qu'un service de type SLR serait plus dispendieux qu'un réseau d'autobus ; il y a des limites à dire n'importe quoi, a déclaré devant le conseil Richard Bergeron. Les coûts d'opération sont beaucoup plus faibles avec un équipement à grande capacité, c'est aisément vérifiable et amplement démontré à Montréal.»

Trois tentatives

Projet Montréal a annoncé en fin de semaine dernière le dépôt de cette motion d'urgence, après que le ministre responsable de la métropole, Robert Poëti, eut émis des doutes sur la pertinence du SLR. La motion, qui n'était pas prévue à l'ordre du jour, a failli ne pas être discutée puisque le leader de l'administration Coderre, Francesco Miele, l'a refusée lundi soir. Elle a encore une fois été refusée ce matin quand un conseiller, Jeremy Searle, a manifesté son opposition -ce genre d'ajout à l'ordre du jour doit être accepté à l'unanimité. Projet Montréal, à sa troisième tentative en fin de matinée, a finalement réussi à l'inscrire. Le conseiller Searle, pour une raison qu'on ignore, ne s'y est pas opposé cette fois-là.




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