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Lisée appelle les progressistes à faire un vote stratégique

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«Il faut empêcher la CAQ et les libéraux de prendre le pouvoir», a déclaré Jean-François Lisée mardi soir.

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Après François Legault, c'est au tour de Jean-François Lisée de faire un appel au vote stratégique. Dans un débat local dans la circonscription de Rosemont, mardi, il a prié ses électeurs de ne pas diviser le vote en optant pour Québec solidaire, un parti qui «on le sait, ne sera pas élu».

«Il ne faut pas se diviser. On va prendre le pouvoir, on va faire la [réforme du mode de scrutin] et ensuite on va pouvoir faire nos débats centre-gauche [contre] gauche-gauche», a dit M. Lisée en conclusion d'un débat qui s'est déroulé dans une salle étouffante de chaleur, où s'étaient entassés des centaines d'électeurs. 

La soirée, organisée par un organisme communautaire de Rosemont, rassemblait les candidats des quatre principaux partis, dont Vincent Marissal de Québec solidaire. Selon certains sondages, la course serait serrée entre Jean-François Lisée et lui. 

Il y a quelques jours à peine, le chef du Parti québécois accusait son adversaire caquiste, François Legault, de paniquer en appelant au vote stratégique pour déloger les libéraux. «Je ne pensais pas que si tôt dans la campagne il verrait que (...) le tapis est en train de lui glisser sous les pieds», disait-il.

Or, devant ses électeurs, mardi soir, il a changé de ton. 

«Ce n'est pas des farces! On est pris dans le système actuel et il faut empêcher la CAQ et les libéraux de prendre le pouvoir», a dit M. Lisée. 

Un appel «méprisant», rétorque Marissal 

«Je trouve que c'est un peu méprisant pour l'intelligence des électeurs de dire aux gens qu'ils vont gaspiller leur vote. (...) Normalement, ça vient pas mal vers la fin, quand les chefs veulent sauver les meubles», a rapidement rétorqué Vincent Marissal.

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Vincent Marissal lors du débat, mardi soir.

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Le chef péquiste n'en démord toutefois pas. Même Bernie Sanders, qui a tenté de devenir candidat démocrate à la présidentielle américaine dans une course contre Hillary Clinton, n'aurait pas tenté de créer un nouveau parti progressiste pour déloger les républicains. 

«Bernie Sanders, qui est notre idole commune aux progressistes du PQ et de QS, il est allé dans le Parti démocrate pour changer les choses. Il n'a pas créé son propre parti», a dit M. Lisée lors d'une mêlée de presse. 

«On le sait que Québec solidaire ne sera pas élu. On le sait, tout le monde le sait. Le seul parti progressiste qui peut être élu, c'est le Parti québécois», a poursuivi le chef du PQ. 

«Je vais vous parler de vote constructif, parce que notre approche est constructive et inclusive. Personne ici n'a le monopole du progressisme», a toutefois répliqué Vincent Marissal. 

Un temps d'arrêt pour Lisée 

Jean-François Lisée ne fera pas campagne mercredi afin de se préparer au premier débat des chefs, qui se déroulera jeudi dans les studios de Radio-Canada. 

Le chef péquiste doit aussi présenter jeudi matin son cadre financier. Il a assuré mardi qu'il serait personnellement présent pour le faire, et ce, même si le point de presse se déroulera quelques heures avant le débat.




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