Janette Bertrand assure ne pas avoir été «utilisée»

Janette Bertrand était à Laval en compagnie de Pauline... (PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, REUTERS)

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Janette Bertrand était à Laval en compagnie de Pauline Marois, dimanche.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Trois-Rivières

Quelques heures après avoir tenu des propos qui ont suscité de vives réactions, Janette Bertrand a tenu à préciser, lundi, qu'elle avait simplement donné «un exemple» de situation illustrant la fragilité de l'équilibre homme-femme.

L'auteure et féministe âgée de 89 ans a assuré en entrevue à Ici Radio-Canada Première qu'elle n'avait pas été «utilisée» par le Parti québécois (PQ) pour mousser le projet de charte de la laïcité à quelques jours du scrutin.

Elle a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un «exemple» et martelé que c'était elle qui avait approché le PQ pour s'impliquer dans la campagne, et ce, après avoir réalisé que les sondages étaient défavorables à la formation de Pauline Marois.

Janette Bertrand a provoqué une controverse, dimanche, en laissant entendre que «des étudiants de McGill riches» pourraient hypothétiquement finir par lui empêcher l'accès à la piscine de son logement en faisant des demandes d'accommodement.

Lundi matin, elle a plaidé qu'elle n'était pas déconnectée de la réalité, comme certains le lui ont reproché, et plutôt fait valoir que «ce qui arrive, quand on vieillit, c'est qu'on est plus détaché des choses».

Le ministre sortant responsable du dossier de la charte, Bernard Drainville, s'est porté à sa défense en entrevue dans une station radiophonique de Québec, lundi matin.

Selon lui, Janette Bertrand avait raison de dire que les intégristes «avancent leurs pions» et représentent une «menace» pour l'égalité hommes-femmes.

Mais elle n'a pas versé dans la xénophobie en donnant l'exemple des étudiants fortunés de l'université montréalaise, a indiqué l'ancien journaliste.

La chef péquiste Pauline Marois ne s'était pas non plus distanciée des propos de Mme Bertrand lors de la conférence de presse qui a eu lieu quelques heures après la fameuse déclaration, dimanche après-midi.

Elle s'était dite «très fière» de pouvoir bénéficier de l'appui de cette «femme qui a fait beaucoup pour l'égalité entre les hommes et les femmes».

Lundi, la caravane péquiste fait campagne dans les circonscriptions de Trois-Rivières, de Nicolet-Bécancour et de Johnson avant de se poser dans celle de Drummond-Bois-Francs pour la nuitée.

Mme Marois doit notamment présenter les engagements de son parti en matière d'exportations.




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