«Couillard est prêt à renier notre histoire», accuse Marois

Pauline Marois, chef du Parti québécois célèbre son... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Pauline Marois, chef du Parti québécois célèbre son 65e anniversaire lors d'un rassemblement militant, samedi.

Photo Bernard Brault, La Presse

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«Philippe Couillard est prêt à renier nos intérêts, nos valeurs, notre culture, notre langue, notre histoire, et il faut l'en empêcher !» a tonné Pauline Marois à l'occasion du plus gros rassemblement de sa campagne, samedi soir, le jour de son 65e anniversaire.

Devant plus d'un millier de militants entassés au Théâtre Telus, la chef péquiste a joué à fond la carte identitaire. Revenant sur les propos tenus par Philippe Couillard au débat des chefs de jeudi concernant l'usage de l'anglais dans les usines, elle a soutenu que son adversaire libéral veut faire «reculer le Québec 50 ans en arrière».

«J'invite les Québécois à se lever. Il y a des moments dans l'histoire d'une nation où il faut refuser de courber l'échine», a lancé Pauline Marois sous des applaudissements nourris. «La question est fondamentale, et le choix est tellement  clair : soit on retourne aux années libérales et on met le genou à terre, soit on se donne un gouvernement fier, un gouvernement du Parti québécois.»

Selon elle, «Philippe Couillard a démontré qu'il ne pouvait occuper la fonction de premier ministre du Québec», dont le «devoir», la «responsabilité première», est de «protéger la langue française, une langue minoritaire au Canada et en Amérique du Nord».

En conférence de presse vendredi, le chef libéral a soutenu que protéger le droit «fondamental» de travailler en français et exiger le bilinguisme pour certains postes ne sont pas deux choses incompatibles. Une déclaration a néanmoins fait sursauté Pauline Marois: «Quand on est à Val-d'Or, Roberval ou La Tuque, on ne trouve pas au coin de la rue un employé couramment bilingue», a-t-il dit, ajoutant qu'il faut entre autres recruter hors de la région. «Des propos ahurissants», selon Pauline Marois. «Il a complètement dérapé», a-t-elle lâché.

La chef péquiste a effleuré la question de la souveraineté. Elle s'est contentée de souligner que les troupes péquistes sont «réunies autour de cette idée merveilleuse de faire du Québec un pays».

Le PQ a mis le paquet pour ce rassemblement, qui se voulait également l'occasion de souligner l'anniversaire de la chef. Janette Bertrand est montée sur scène pour appuyer Pauline Marois et faire un plaidoyer en faveur de la charte des valeurs. Jean-Pierre Ferland a chanté ses succès « Une chance qu'on s'a» puis, à la toute fin, «T'es belle», alors que Mme Marois était entourée des membres de sa famille.

Une vingtaine de candidats étaient présents sur scène. Pierre Karl Péladeau a obtenu le meilleur score à l'applaudimètre. « Un retour aux années libérales, ce serait terrible pour l'économie. Leur cadre financier, c'est d'un ridicule consommé. Il n'y a pas un entrepreneur qui donnerait une cenne à un plan aussi bâclé », a-t-il affirmé, un discours suivi par les «P-K-P! P-K-P!» de la foule.

Le Théâtre Telus était bondé - la capacité du parterre est de 1000 personnes. Beaucoup de militants se trouvaient à l'extérieur de la salle principale. Et d'autres ont été refoulés à la porte, faute de place.




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